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26.10.2024 à 03 H 54 • Mis à jour le 26.10.2024 à 10 H 41
Par et
Enquête

De gros projets au Maroc entravés par l’ascensoriste suisse Schindler

Un ascenseur de marque Schindler installé dans un hôpital du groupe Akdital. Crédit et illustration: Le Desk
La liste des mécontents de Schindler est longue. Aménageurs, bâtisseurs, développeurs de structures de santé, hôteliers, etc., qu’ils soient du public ou du privé, se plaignent du premier fournisseur d’ascenseurs au Maroc. En cause, une incapacité opérationnelle à honorer ses contrats et une organisation chaotique depuis l’arrivée récente du nouveau DG de la filiale marocaine

La liste des mécontents de Schindler est longue. Leader au Maroc où il est installé depuis 30 ans, le fabricant d’ascenseurs suisse, qui revendique 150 ans d’histoire faite d’innovation et de conquêtes commerciales à travers le monde, fait face à une bronca généralisée de ses meilleurs clients locaux. Mais ce qui peut paraitre de prime abord comme une série de couacs commerciaux, se révèle, d’après une enquête menée par Le Desk comme un problème structurel aux conséquences néfastes.


Depuis des années, le royaume est un chantier à ciel ouvert et compte de nombreux ouvrages essentiels de mise à niveau de ses infrastructures, dont de grands projets à caractère social urgent, portés autant par le public que par le privé. Dans le domaine de la Santé par exemple, le groupe Akdital, coté à la Bourse de Casablanca, mène un ambitieux programme d’ouvertures de cliniques et d’hôpitaux à travers le pays. Client fidèle de Schindler Maroc depuis 2018, avec un taux d’équipement de 95 de ses établissements, il fait face à une situation aussi critique que kafkaïenne causée par les atermoiements et les défauts de livraison de son fournisseur attitré. Ce cas est significatif tant il touche au fonctionnement vital des structures de santé. Certains hôpitaux dont la construction est achevée et l’équipement médical livré ont subi et continuent de pâtir des retards à l’ouverture à cause de l’incapacité de l’ascensoriste à respecter ses engagements. « Les problèmes ont démarré à l’hôpital d’Essaouira déjà. Et puis les problèmes se sont enchaînés, que ce soit les retards de livraison ou de montage », explique-t-on de source interne, qui rappelle qu’une vingtaine de projets hospitaliers sont en cours de réalisation par le groupe.

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