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12.02.2025 à 15 H 30 • Mis à jour le 12.02.2025 à 15 H 59
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Litige

Affaire Alkebu-lan: une résidence artistique au centre de la tourmente

La résidence Alkebu-lan Gallery dans les environs de Marrakech. Illustration : Fatima Zahra Ouazzani Touhami / Le Desk
Invités en résidence artistique à Alkebu-lan Gallery and Residency, à quelques kilomètres de Marrakech, trois artistes marocains dénoncent des abus : œuvres confisquées, violences, expulsions forcées. Face à ces accusations, les propriétaires de la résidence se défendent et rejettent toute responsabilité. Détails d'une affaire qui met en lumière les potentielles dérives d’un secteur encore trop peu réglementé

Depuis début février, un communiqué conjoint signé par trois artistes marocains (Anisa Nachett, Soukaina Bouali et Mouad Zerhouni) fait le tour des réseaux sociaux. Il dénonce des abus et l’exploitation dont ils auraient été tous victimes lors de leur participation à une résidence artistique située à Tigmi Mouzoun, à 20 km de Marrakech et qui devait aboutir à l'exposition Where I See Myself, You See the World.


L’établissement en question, anciennement connu sous le nom de Spread Museum et récemment rebaptisé Alkebu-lan Gallery and Residency, est accusé d’avoir exercé des pressions sur les artistes, confisqué leurs œuvres et, dans certains cas, d’avoir eu recours à des violences physiques et psychologiques.


Selon le communiqué, le conflit aurait éclaté lorsque les artistes ont demandé des contrats formels pour encadrer leur collaboration. Jusque-là, ils se contentaient tous d’un engagement oral. « Cette demande a entraîné une escalade des tensions, allant jusqu’à la destruction de certaines de nos œuvres, tandis que d’autres sont toujours retenues en otage à ce jour. La situation a culminé avec l’expulsion forcée de plusieurs d’entre nous, en pleine nuit sous une pluie battante, nous laissant sans autre choix que de solliciter l’intervention de la police et de la gendarmerie royale. Le lendemain matin, un autre artiste a été physiquement agressé avant d’être expulsé à son tour ».

 

Notons que l’établissement - géré par un couple d'étrangers : Maroussia Mbaye, artiste photographe franco-sénégalaise, et Alberto Torri - se présente comme une résidence artistique et une galerie d’art sur son compte Instagram, sa seule plateforme officielle. 

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