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19.11.2025 à 19 H 57 • Mis à jour le 19.11.2025 à 19 H 57
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Bourse

SGTM : une IPO massive pour sanctuariser un empire familial de la commande publique

Hamza Kabbaj, directeur général délégué de la SGTM. Hamza Kabbaj, directeur général délégué de la SGTM. Crédit : Le Desk
Portée par 34 milliards de dirhams de commandes stratégiques et en partie les chantiers du Mondial 2030, la SGTM met en bourse 20 % de son capital pour lever jusqu’à 5 MMDH. L’opération marque l’entrée sous surveillance du marché d’un champion national des grandes infrastructures du pays. Les détails

Adossée à un carnet de commandes de 34 milliards de dirhams (MMDH) et en partie aux méga-investissements liés à la Coupe du monde 2030, la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) s’apprête à lever jusqu’à 5,04 MMDH en cédant 20 % de son capital en Bourse. Il s’agit d’une opération majeure pour un groupe dont la réussite repose avant tout sur la dépense de l’État, et qui doit désormais convaincre les investisseurs que sa transformation en acteur institutionnalisé ne se résume pas à un simple repositionnement d’image, mais s’inscrit dans un mouvement structurel visant la pérennité de son modèle.


L’infrastructure comme rente nationale

Depuis 50 ans, la SGTM construit les ouvrages structurants du Royaume. Barrages, ports, stades, projets industriels, CHU, autoroutes de l’eau : la trajectoire du groupe épouse celle du Maroc-constructeur, des grands plans hydrauliques de Hassan II aux chantiers du Mondial 2030. Elle emploie plus de 20 000 personnes, revendique plus de 1 000 projets réalisés et a enregistré en 2024 un chiffre d’affaires de 11,09 MMDH, en hausse de 30 % sur un an. Pour 2025, elle anticipe 14 MMDH de revenus, tirés par une frénésie d’investissements publics, et projette 20 MMDH en 2031 grâce à un pipeline sécurisé jusqu’en 2028. Cette visibilité quasi étatique constitue un avantage déterminant dans un secteur structurellement cyclique, dépendant des délais de paiement publics et des arbitrages budgétaires du Royaume.

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