Terrain à Aïn Sebaâ : un « scandale foncier » monté de toutes pièces
Création : Mohamed Mhannaoui / Le Desk
Une tempête dans un verre d’eau ? Depuis le mardi 2 décembre, plusieurs élus locaux de Casablanca s’emploient, par médias interposés, à dénoncer ce qu’ils décrivent comme une affaire de « spoliation foncière » : le transfert supposé illégal d’une parcelle de 13 000 m2, située à Aïn Sebaâ, au profit d'une société privée.
Ainsi, dans un article, notre confrère Le360 évoque « de profondes zones d’ombre » dans cette affaire, et relaie les propos de Houcine Nasrollah, deuxième vice-président du Conseil de la ville, qui se demande comment un terrain « reconnu comme propriété communale » aurait basculé dans le giron d’un opérateur privé. À la tribune de la session extraordinaire du Conseil communal, tenue le 2 décembre, il a longuement déroulé sa version des faits, une version parsemée (volontairement ou non) d’imprécisions. Appuyé par Nabila Rmili, présidente du Conseil de la ville, il désigne un adversaire : la société Bafella, présentée comme une société immobilière privée, alors qu’il ne s’agit que d’une simple SARL dont le nom social, « Société immobilière Bafella », prête certes à confusion.
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