Casablanca : ce que change le nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi, quartier sous tension
Un bloc d’habitations dans le quartier chargé d’histoire de Hay Mohammadi de Casablanca. Crédit : DR
Hay Mohammadi n'est pas un arrondissement comme les autres. Coincé entre la voie ferrée, les zones industrielles héritées du Protectorat et les arrondissements voisins de Aïn Sebaâ et de Roches noires, il couvre à peine 4,2 km2 au nord-est de Casablanca, ce qui en fait l'un des territoires les plus exigus de la métropole. La densité de population y est parmi les plus élevées du pays, le foncier est quasi inexistant et les marges de manœuvre urbanistiques sont, par la force des choses, extrêmement réduites.
C'est dans ce contexte que l'Agence urbaine de Casablanca (AUC) a élaboré un nouveau plan d'aménagement destiné à remplacer celui de 2015, arrivé à échéance en août 2025. Le Comité technique local (CTL) a examiné le projet le 10 octobre dernier et l'enquête publique, ouverte dans la foulée, s'est clôturée mi-mars. Le document est désormais dans le circuit de son adoption finale : avis du conseil d'arrondissement, puis du Conseil de la ville, avant un examen par la commission centrale du ministère de l'Urbanisme et, in fine, l'homologation par décret.
Le plan d'aménagement est le document réglementaire de référence en matière d'occupation des sols : c'est lui qui définit les hauteurs autorisées, les vocations de chaque zone et les servitudes. Il traduit, à l'échelle locale, les orientations du Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) du Grand Casablanca, lui-même révisé partiellement en octobre 2024 pour intégrer les projets structurants liés au Mondial 2030.
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