Après son soutien sur le Sahara, l’Équateur engage un rapprochement économique avec le Maroc
Le ministre équatorien de la Production, du Commerce extérieur et des Investissements, Luis Alberto Jaramillo Granja, reçu le 12 mai 2026 à Rabat par Nasser Bourita. Crédit : MAECI
Le 17 avril, à l'issue d'entretiens à Rabat, Quito réaffirmait son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie pour le Sahara et annonçait l'extension de sa couverture consulaire aux provinces du Sud. Moins d’un mois plus tard, le 12 mai, c'est le ministre équatorien de la Production, du Commerce extérieur et des Investissements, Luis Alberto Jaramillo Granja, que Nasser Bourita recevait au ministère des Affaires étrangères. Entre les deux capitales, la diplomatie politique cherche désormais sa traduction économique.
D'une reconnaissance politique à un agenda d'affaires
À chaque inflexion diplomatique en faveur de son plan d'autonomie et désormais qualifié par un nombre croissant de capitales de « base sérieuse, crédible et réaliste », le Maroc s'emploie à coudre, sans délai, un volet économique. C'est ce qui a été fait avec Madrid après le tournant de mars 2022, la France en grande pompe en 2024 et sans compter avec plusieurs autres États. L'Équateur s'inscrit désormais dans cette chorégraphie : reconnaissance politique d'abord, ouverture consulaire à Laâyoune ou Dakhla ensuite, calendrier commercial enfin.
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