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12.03.2021 à 15 H 06 • Mis à jour le 12.03.2021 à 15 H 12 • Temps de lecture : 2 minutes
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Maroc-Espagne

Canaries: le Maroc impose ses conditions dans le rapatriement des migrants

D’après le pure-player espagnol OKDIARIO, « les détails imposés par le Royaume du Maroc à l’Espagne dans le processus d’expulsion des migrants [arrivés clandestinement aux Canaries, ndlr] est une des raisons qui ralentissent le plus » l’opération. Mi-janvier, un pont aérien avait été assuré par la Royal Air Maroc au départ de Laâyoune pour rapatrier une partie des migrants illégaux arrivés aux Canaries depuis décembre.


Selon les sources d’OKDIARIO, cela se fait « au rythme et à la manière qui convient au pays voisin ». Au total, ce sont 80 personnes qui sont rapatriées chaque semaine à bord de quatre vols hebdomadaires. «  A ce rythme, l’Espagne mettrait trois ans à expulser tous les citoyens marocains interceptés en eaux canariennes », se désole le journal électronique.


Des sources policières ont confirmé au média ibérique qu’«  en plus de cela, les autorités marocaines sont inflexibles au moment de passer en revue la documentation des migrants expulsés, qui, malgré qu’ils reconnaissent être Marocains, ne sont pas acceptés sans papier ».


Un « double problème » estiment les mêmes sources, qui expliquent que « les autorités diplomatiques marocaines en Espagne ne se montrent pas spécialement agiles lorsqu’il faut fournir des duplicatas de documentation aux migrants illégaux en Espagne ». De plus, le choix de Laâyoune comme destination de ces vols de rapatriement n’est pas innocente pour OKDIARIO, qui estiment que « le Maroc est parvenu à faire plier l’Intérieur [espagnol, ndlr] et qu’il reconnaisse de manière pratique la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental ».



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