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20.11.2019 à 18 H 18 • Mis à jour le 30.12.2024 à 18 H 25
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Enquête

Casablanca Parc : un millier de familles laissées sur le carreau

Projet Casa Parc. Crédit: Mustapha Razi / Le Desk
Casablanca Parc, le projet immobilier lancé il y a cinq ans aux abords de Sidi Maârouf à grand renfort de publicité par la société Treize Huit, filiale du groupe Maprinvest est à la peine. L’inquiétude gagne depuis les rangs des acheteurs qui ne voient pas le bout du tunnel. Certains réservataires exigent d’être remboursés

A flanc de coteaux, au bout d’une route sinueuse à peine carrossable du quartier Sidi Maârouf, un des nouveaux dortoirs de la classe moyenne casablancaise, se dressent, en rase campagne, trois blocs serrés d’appartements sans âme. Une guérite de gardien abandonnée et une barrière qui rouille marquent l’entrée ouverte aux visiteurs. Au pied des immeubles, un show room, lui aussi déserté par ses commerciaux abrite la maquette de Casablanca Parc, le projet immobilier lancé cinq ans auparavant à grand renfort de publicité par la société Treize Huit, filiale du groupe Maprinvest. « Donnez plus d’espace à votre bonheur », clame encore le slogan inscrit en grandes lettres sur une palissade délavée par les intempéries. Plus loin, au sommet d’une crête qui surplombe le périmètre, un quatrième lot dont la construction n’a pas atteint le stade des finitions tutoie une grue solitaire, dernier vestige de travaux inachevés. En face, une large excavation remplie d’une eau saumâtre témoigne du chantier inaccompli qui devait compter dès 2016, huit ensembles identiques de 42 immeubles contenant 150 appartements chacun, d’une superficie de 77 à 148 m2 et une centaine de commerces de proximité.


Il y a encore quelques semaines, Saïda Lazrak, en charge des ventes, promettait encore monts et merveilles aux centaines d’acquéreurs qui ont misé leurs économies pour s’offrir un toit à un prix défiant toute concurrence. Si environ 300 familles y ont élu domicile, nombreux sont celles qui ont dû en forcer la porte, faute de permis d’habiter. « Tout est vendu pourtant », explique Abdelmalek Badou, un jeune acquéreur moins chanceux, qui nous montre son logement encore au stade des gros œuvres. « Si la cuisine avait été achevée, je me serais aussi installé en dépit de tout », dit-il, l’air résigné.

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