Les pluies diluviennes survenues la dernière semaine de novembre 2014 n'ont pas épargné la région de Tiznit. Si on ne déplore pas de pertes humaines (les inondations ont fait 47 morts dans le Sud), l'ancienne médina et la muraille historique ont subi les conséquences du débordement de l'oued. A Agdou – l'extension maritime de Tiznit -, près d'une centaine de maisons ont été emportées par les eaux. Le rapport établi par le collectif questionne les habitudes d'aménagement urbain et leur importance dans l'amplification des sinistres causés par les inondations.
A Aglou, les bâtiments traditionnels ont fait les frais des inondations. TIZ PRESS
Les crues torrentielles ont dévasté les habitations. A Aglou, plus d'une centaine ont été emportées par les eaux. FADEL SENNA / AFP
Malgré les visites des autorités, le maire d'Aglou ne peut seul faire face aux dégâts causés par les eaux. TIZ PRESSUne politique urbanistique défaillante
Malgré les ambitions de l'ancienne coalition municipale PPS-USFP – qui administrait Tiznit de 2003 à 2015 avant de passer la main à une alliance PJD-PPS - , la ville de 55 000 habitants souffre pourtant, selon les auteurs du rapport, de l'absence d'une politique urbanistique locale clairement définie. De nombreux permis de construire ont été accordés par la commune et l'agence urbaine en zone inondable, où la prolifération des logements informels pose également problème.
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