Au Maroc, les voitures chinoises passent la seconde
Ils ont les lignes élégantes des grandes européennes, mais des logos encore méconnus. Depuis deux ans, les véhicules de marques chinoises apparaissent sur les routes du Royaume, portés par une offre électrique et hybride de plus en plus aboutie, alliant technologie, confort et prix défiant la concurrence.
Lors du Salon Auto Expo de Casablanca, en septembre dernier, dédié pour la première fois à la mobilité électrique et hybride, le virage a été spectaculaire. Sous le slogan « Roulez vers le vert, pensez à l’avenir », les pavillons chinois ont fait une apparition remarquée. Depal, Jetour, Leapmotor, Lynk & Co, Smart ou Xpeng ont pris place sur le circuit marocain de l’électromobilité. Et les chiffres confirment la tendance : 2 392 véhicules chinois vendus à fin juillet 2024, contre 8 210 un an plus tard, soit une hausse de plus de 240 %, selon l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM).
Longtemps perçues comme des alternatives low-cost, les voitures chinoises montent en gamme et deviennent de sérieuses concurrentes pour les marques déjà implantées au Maroc. La qualité des véhicules progresse, tout comme le service après-vente, autrefois considéré comme un point faible. Cette évolution leur permet de cibler une clientèle plus exigeante et de s’installer durablement sur un marché qui accorde de plus en plus d'importance à la mobilité électrique.
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