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26.11.2025 à 15 H 17 • Mis à jour le 26.11.2025 à 15 H 19 • Temps de lecture : 2 minutes
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Justice

Le rappeur Maes condamné à 7 ans de prison ferme au Maroc

Le rappeur franco-marocain Maes, de son vrai nom Walid Georgey.

Après dix mois passés en détention préventive, le rappeur franco-marocain Maes, de son vrai nom Walid Georgey, a enfin pris connaissance du verdict dans son procès pour association de malfaiteurs, tentative d’enlèvement, séquestration et incitation à commettre des actes criminels. Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 novembre, la chambre criminelle de première instance près la Cour d'appel de Tanger l’a condamné à une peine de 7 ans de prison ferme.


Arrêté en janvier dernier à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, alors qu’il venait d'y atterrir en jet privé, Maes a été placé en détention dans le cadre d’une affaire liée à un litige financier portant sur des revenus de concerts. Selon les enquêteurs, le rappeur aurait planifié depuis Dubaï, où il résidait, le projet de kidnapper et violenter un homme avec lequel il était en conflit.


D’après le dossier d’accusation, un dénommé Mourad L., présenté comme le chef d’un groupe criminel basé à Fès, aurait été sollicité pour mener à bien l’opération, qui prévoyait d’enlever et de torturer la personne en question à Marrakech. Mais l’intervention des forces de l’ordre avait fait avorter ce projet, alors que les criminels engagés par Maes s’apprêtaient à intercepter leur cible au volant de sa voiture.


Avant son arrestation à Casablanca, Walid Georgey, 30 ans, avait déjà été condamné par la justice française en juin 2024 à 10 mois de prison ferme assortis d’une amende de 10 000 euros, peine qu’il n’avait jamais exécutée. Devant le tribunal de Tanger,  a rejeté l’intégralité des charges, sa défense arguant qu’aucun élément ne prouvait son lien avec Mourad L. ni son implication directe dans le projet d’enlèvement. En vain.


À ses côtés, dix autres hommes étaient jugés, et ont écopé de peines allant d’un an de prison avec sursis et 1 000 dirhams (DH) d’amende, à dix ans de réclusion criminelle. Certains étaient également poursuivis pour trafic international de stupéfiants et falsification de documents. Dans ce cadre, le tribunal a condamné trois des accusés, Mourad L., Abdelghani Ch. et Tarik L., à une amende de 23,6 millions de dirhams (MDH), au titre de dommages financiers au profit de l’Administration des douanes.

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