Media Fail Des soldats chinois affectés à une unité de défense aérienne opérant un système HQ-9 lors d’un exercice d’entraînement multidisciplinaire, le 27 février 2026. Crédit : Chen Yi / China Military
Non, le Maroc ne « réexamine » pas l’achat de systèmes HQ-9 chinois après la guerre en Iran
Des médias marocains ont repris une rumeur virale née sur les réseaux sociaux, attribuant à des « sources spécialisées chinoises » des propos fabriqués, pour construire un récit prétendant que Rabat a suspendu des négociations avec Pékin pour l'achat de trois systèmes de batteries antiaériennes HQ-9. Une vérification croisée de sources internationales montre que l'ensemble de la chaîne narrative s'effondre
À l'origine
Cette semaine, des sites d'information marocains, dont principalement Barlamane, relaient une même affirmation : les autorités marocaines procéderaient à un « réexamen attentif » des négociations avec la Chine pour l'acquisition de trois systèmes de défense antiaérienne HQ-9, à la suite des opérations militaires américano-israéliennes contre l'Iran déclenchées le 28 février. À les croire, Rabat chercherait à « apprécier avec une grande prudence la fiabilité opérationnelle » du matériel chinois. « Des analyses relayées affirment que le Maroc réexamine l'éventualité d'annuler les négociations portant sur l'achat de trois systèmes HQ-9 après la destruction de batteries similaires en Iran. Les systèmes HQ-9B fournis à Téhéran auraient été détruits dans les premières heures d'une offensive américaine », peut-on lire.
Il est ajouté que cette supposée déroute des systèmes chinois en Iran « pourrait susciter des doutes parmi certains pays intéressés par leur acquisition » et « peser sur la réputation des exportations militaires chinoises ». Ces propos sont attribués à des « sources spécialisées chinoises » et à des « spécialistes de l'armement », sans qu'aucun nom, institut ou publication ne soit cité.
Cette affirmation repose en réalité sur deux prémisses distinctes, chacune méritant un examen séparé : d'une part, que des batteries chinoises HQ-9B auraient été effectivement livrées à l'Iran puis détruites; d'autre part, que le Maroc serait en cours de négociation pour l'achat de ces mêmes systèmes. Comme nous le montrons ci-dessous, aucune de ces deux allégations ne résiste à un examen factuel.
Il est ajouté que cette supposée déroute des systèmes chinois en Iran « pourrait susciter des doutes parmi certains pays intéressés par leur acquisition » et « peser sur la réputation des exportations militaires chinoises ». Ces propos sont attribués à des « sources spécialisées chinoises » et à des « spécialistes de l'armement », sans qu'aucun nom, institut ou publication ne soit cité.
Cette affirmation repose en réalité sur deux prémisses distinctes, chacune méritant un examen séparé : d'une part, que des batteries chinoises HQ-9B auraient été effectivement livrées à l'Iran puis détruites; d'autre part, que le Maroc serait en cours de négociation pour l'achat de ces mêmes systèmes. Comme nous le montrons ci-dessous, aucune de ces deux allégations ne résiste à un examen factuel.
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