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17.03.2026 à 13 H 20 • Mis à jour le 17.03.2026 à 15 H 23
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Pétrole

Spirale des prix à la pompe : la crainte d’un effet domino sur l’économie

Une station-service casablancaise submergée par l'afflux d'automobilistes, dans la nuit du 15 au 16 mars 2026. Une station-service casablancaise submergée par l’afflux d’automobilistes, dans la nuit du 15 au 16 mars 2026. Crédit : Mustapha Razi / Le Desk
La guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz ont fait bondir le gasoil de plus de 2 dirhams en une nuit. Entre stocks acquis à des prix d'avant-crise, chaos dans les stations-service et colère des entreprises, la polémique sur les pratiques des distributeurs prend de l’ampleur

Depuis l'éclatement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, le Maroc vit au rythme des soubresauts des marchés pétroliers internationaux. La fermeture du détroit d'Ormuz, corridor stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, a déclenché une onde de choc qui s'est propagée en quelques jours des salles de marché d'Amsterdam jusqu'aux stations-service de Casablanca, Marrakech et Tanger. En l'espace de 18 jours, le prix du gasoil à la pompe a bondi de plus de 2 dirhams le litre, plongeant ménages, transporteurs et petites entreprises dans l'inquiétude.


Un baril à plus de 100 dollars : aux marges d’un choc pétrolier

Le conflit au Moyen-Orient a provoqué une réaction immédiate des marchés de l'énergie. Dès le premier jour de cotation après les frappes contre l'Iran, le cours Platts du gasoil sur le marché d'Amsterdam a bondi de 16 % en une seule séance. Le Brent de la mer du Nord a progressé de plus de 8 % pour atteindre 85,12 dollars le baril dès le 3 mars, avant de poursuivre son ascension. Le 9 mars, il atteignait 115 dollars, et les analystes évoquaient déjà un pic à 120 dollars, un niveau de volatilité inédit depuis la crise ukrainienne de 2022.


Cité dans la presse, Mostapha Labrak, spécialiste des hydrocarbures, rappelle que la région du Moyen-Orient concentre près de 70 % des réserves mondiales prouvées de pétrole, ce qui explique que chaque tension géopolitique dans cette zone se répercute instantanément sur les cours. Il nuance toutefois : le détroit d'Ormuz représente 20 % du pétrole transporté dans le monde, mais les 80 % restants proviennent d'autres régions. La crise pourrait donc davantage se traduire par une pression durable sur les prix que par une pénurie physique.


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