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SÉRIE EP. 8
18.03.2026 à 23 H 37 • Mis à jour le 19.03.2026 à 10 H 52 • Temps de lecture : 12 minutes
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Affaire Barid Al‑Maghrib : un empire immobilier pour les auteurs du casse

Enquête exclusive (2/2) Pendant que Abderrahim El Idrissi, l'ancien directeur général de Chronopost Maroc, voyait ses biens, pourtant légalement acquis, gelés par la justice, les auteurs du pillage de la filiale de Barid Al-Maghrib organisaient tranquillement la mise à l'abri de leurs propriétés. Le Desk a reconstitué le dispositif mis en place pour protéger un patrimoine constitué avec de l'argent sale. Révélations

C'est un chiffre qui résume, à lui seul, l'absurdité de cette affaire. En 2024, alors que Abderrahim El Idrissi se débattait dans les méandres judiciaires d'une condamnation pour blanchiment d'argent lié à des biens acquis de manière parfaitement légale, preuves à l'appui, l'un des principaux architectes des détournements de fonds au sein de Chronopost Maroc, Mohammed Lakhal, qui officiait à l'époque en tant que trésorier, cédait tranquillement une villa à Bouskoura pour la somme de 8 millions de dirhams (MDH). La transaction a eu lieu avant que le gel de ses biens ne soit enfin prononcé par la justice.


Huit millions de dirhams. Soit près de 15 % du montant total des fonds détournés, liquidés en une seule opération immobilière et en toute légalité apparente.


La question du calendrier interroge. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour prononcer le gel des avoirs des principaux suspects, alors que dans les affaires de ce type, mêlant autant d'argent public volatilisé, des virements frauduleux documentés et une société-écran identifiée, les mesures conservatoires constituent habituellement le premier réflexe ?


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