EP. 8
En cours
C'est un chiffre qui résume, à lui seul, l'absurdité de cette affaire. En 2024, alors que Abderrahim El Idrissi se débattait dans les méandres judiciaires d'une condamnation pour blanchiment d'argent lié à des biens acquis de manière parfaitement légale, preuves à l'appui, l'un des principaux architectes des détournements de fonds au sein de Chronopost Maroc, Mohammed Lakhal, qui officiait à l'époque en tant que trésorier, cédait tranquillement une villa à Bouskoura pour la somme de 8 millions de dirhams (MDH). La transaction a eu lieu avant que le gel de ses biens ne soit enfin prononcé par la justice.
Huit millions de dirhams. Soit près de 15 % du montant total des fonds détournés, liquidés en une seule opération immobilière et en toute légalité apparente.
La question du calendrier interroge. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour prononcer le gel des avoirs des principaux suspects, alors que dans les affaires de ce type, mêlant autant d'argent public volatilisé, des virements frauduleux documentés et une société-écran identifiée, les mesures conservatoires constituent habituellement le premier réflexe ?
Abonnez-vous pour continuer la lecture
à partir de 40 dh par mois
(facturé annuellement)
Choisir une offreLe Desk a été le premier à révéler
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.


@soufianesbiti

