EP. 16
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Sahara : Mike Waltz annonce une « revue stratégique » américaine de la Minurso
Mike Waltz, représentant permanent des Etats-Unis à l’ONU dans le Bureau Ovale avec Donald Trump. Crédit : NYT
Le 20 mars, devant une commission du Congrès réunie en session spéciale à New York, consacrée à la réforme des Nations Unies, Mike Waltz, représentant permanent des États-Unis auprès de l’ONU, a confirmé sans détour que Washington procédait à un réexamen de la présence onusienne au Sahara : « Nous examinons une révision stratégique de la force de maintien de la paix au Sahara occidental, présente sur place depuis 50 ans ». Une formule concise mais lourde de conséquences, prononcée dans le cadre d’un réquisitoire méthodique contre les opérations de maintien de la paix jugées coûteuses et sans résultats.
Créée en 1991 par la résolution 690 du Conseil de sécurité, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) devait initialement superviser un cessez-le-feu et organiser une consultation populaire sur le statut du territoire. Trente-cinq ans plus tard, ce référendum n’a jamais eu lieu. Dès l’an 2000, face à l’impasse du processus d’identification des électeurs, le secrétaire général Kofi Annan avait lui-même dissous la Commission d’identification, enterrant de facto la raison d’être originelle de la mission. Depuis, la Minurso survit dans un entre-deux, réduite à des fonctions résiduelles de surveillance du cessez-le-feu, tandis que le différend qu’elle était censée contribuer à résoudre est resté gelé durant des décennies. C’est précisément cette inertie que l’administration Trump entend désormais bousculer.
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