Statistiques publiques : l’indépendance du HCP gravée dans la loi, en plein débat sur les chiffres
Chakib Benmoussa, Haut-Commissaire au Plan. Crédit : Mustapha Razi / Le Desk
Il aura fallu 16 ans pour transformer une injonction royale en texte de loi. Réuni le jeudi 2 juillet sous la présidence d'Aziz Akhannouch, le Conseil de gouvernement a adopté deux projets de loi jumeaux, le 046.26 sur le système statistique national et le 047.26 sur le Haut-Commissariat au Plan (HCP) qui remettent à plat l'architecture de la statistique publique marocaine. Les deux textes répondent à un appel formulé par le Roi Mohammed VI dès octobre 2010, à l'occasion de la Journée mondiale de la statistique, puis réitéré dans le discours d'ouverture du Parlement du 8 octobre 2021, qui réclamait une « refonte substantielle » du HCP.
Sur le papier, la réforme coche toutes les cases de la modernisation : indépendance professionnelle, neutralité, alignement sur les standards internationaux, création d'une instance de régulation. Mais elle intervient dans un climat particulier. Depuis le lancement, au premier trimestre 2026, de la nouvelle Enquête sur la main-d'œuvre (EMO2026), le HCP est au cœur d’un débat sur la fabrique de ses indicateurs. C'est cette tension, entre l'indépendance décrétée et la confiance à reconquérir, qui donne à la réforme tout son relief.
Abonnez-vous pour continuer la lecture
à partir de 40 dh par mois
(facturé annuellement)
Choisir une offreLe Desk a été le premier à révéler
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.
