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15.07.2026 à 16 H 30 • Mis à jour le 15.07.2026 à 16 H 30 • Temps de lecture : 4 minutes
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Exploration

Aya Gold & Silver précise le calendrier de la mine de Boumadine

Gisement polymétallique de Boumadine.

Aya Gold &  Silver a livré, ce 15 juillet, un point d'étape détaillé sur le projet polymétallique de Boumadine, dans l'Anti-Atlas, confirmant que l'étude de faisabilité entamée en début d'année progresse « comme prévu » et fixant l'échéance de son achèvement au second semestre 2027. En parallèle, la société montréalaise mène une actualisation de son évaluation économique préliminaire (PEA), dont les résultats sont désormais attendus au second semestre 2026, soit une révision de l'exercice initial annoncé le 4 novembre 2025 et matérialisé par un rapport technique NI 43-101 déposé le 18 décembre suivant.


Aya précise ainsi une PEA remise à jour censée intégrer un nouveau modèle de ressources, un plan minier révisé et, surtout, des hypothèses de prix des métaux « reflétant les conditions de marché actuelles, y compris une forte demande de soufre » de l'autre, une étude de faisabilité plus lourde, appuyée sur une campagne de forages et une série de travaux d'ingénierie. La mention explicite de la demande de soufre mérite d'être relevée : elle inscrit la valorisation du concentré de Boumadine dans un contexte de tension sur cette matière première, dont la portée dépasse le seul dossier Aya.


Sur le plan géologique, la société indique avoir réalisé 102 111 mètres de forages de définition au 13 juillet 2026, dans le cadre d'une campagne totale de 360 000 mètres, avec une cible de 180 000 mètres pour l'année en cours. Ces travaux visent à convertir les ressources inférées vers la catégorie indiquée (condition nécessaire à l'estimation des réserves), tout en menant des forages d'extension sur les tendances Main, Tizi et Imariren, présentées comme ouvertes dans toutes les directions.


Le volet « procurement » constitue l'autre temps fort de l'annonce. Aya a présélectionné un groupe restreint d'entrepreneurs miniers et se prépare à lancer un appel d'offres concurrentiel pour le contrat de services miniers. La société précise qu'un processus de consultation a permis d'établir une liste courte de contractants qui seront invités à soumissionner pour le contrat d'exploitation à ciel ouvert, dont l'attribution est attendue au premier semestre 2027. Une démarche comparable est engagée pour l'usine de traitement, avec une liste courte visée d'ici la fin de l'année. Pour son PDG, Benoit La Salle, cette étape marque la constitution de « partenariats opérationnels de long terme » pour le projet.


Les infrastructures connexes avancent en ordre dispersé mais convergent. L'ingénierie de détail de l'alimentation en eau, copilotée par le Groupement des Consultants et Ingénieurs du Maroc (GCIM) et la Compagnie d'Aménagement Agricole et de Développement Industriel (ADI), retient une eau de procédé issue des stations d'épuration des eaux usées municipales voisines, tandis qu'une campagne hydrogéologique doit tester des ressources régionales d'eau saumâtre. Pour l'électricité, le tracé de la ligne serait « largement défini » et les discussions avec le gestionnaire du réseau national se poursuivraient, en reprenant le schéma appliqué à la mine de Zgounder. Le programme de tests métallurgiques, conduit par SGS Canada, entre dans sa phase finale et confirmerait le schéma de traitement existant. Enfin, la société dit négocier avec plusieurs opérateurs portuaires, prestataires logistiques et l'opérateur ferroviaire national les voies d'évacuation du concentré, évoquant la possibilité de réhabiliter des voies ferrées et de développer de nouveaux terminaux logistiques.


Aya prévoit de lancer des travaux préliminaires d'ici la fin de l'année, la route d'accès figurant parmi les priorités de court terme. La société publiera ses résultats du deuxième trimestre 2026 le 13 août après clôture, suivis d'une conférence téléphonique le 14 août. Il convient de rappeler que la PEA de 2025 demeure préliminaire et repose sur des ressources inférées jugées trop spéculatives pour être assimilées à des réserves minières, sans garantie que ses résultats se concrétisent.

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