Abonnez-vous !

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
L'agenda
Expo
01.10 31.03.2022
Expo 2020 Dubaï : Le Pavillon Maroc à l’honneur
L’Exposition Universelle de Dubaï 2020 se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 sur le thème « Connecter les esprits, Construire le futur ». Le Maroc sera présent à ce rendez-vous pour partager sa vision ambitieuse d’un avenir durable et apporter sa contribution aux efforts et à la collaboration mondiale pour une relance économique post-Covid. Le thème du Pavillon Maroc « Héritages pour l’avenir – depuis des origines inspirantes… vers un progrès durable » invitera les visiteurs à découvrir le Maroc, son histoire, son identité, ses réalisations tangibles et sa vision du futur. Déclaré Legacy Pavilion, le Pavillon Maroc perdurera après l’Exposition au sein du District 2020 de Dubaï, un nouvel ensemble urbain appelé à devenir un centre mondial connecté, dédié à la prochaine génération d’innovateurs. Le Pavillon Maroc étant un village vertical en terre qui offre une vue sur l’ensemble de l’événement depuis son toit. Il propose un riche programme de contenus participatifs sur les réseaux sociaux. D’une superficie intérieure de 3 500 m2, celui-ci proposera une expérience surprenante à la fois informative, immersive et participative. La visite, pensée comme une déambulation autour d’un patio central, donnera accès à 13 salles sur 7 étages, présentant chacune un univers unique : une expérience scénographique à portée didactique, une expérience artistique à vocation inspirante . Le pavillon hébergera également une salle de conférences, un espace B2B, un espace VIP, un restaurant gastronomique, un street food, une tisanerie et une boutique. Le Maroc, pendant les six mois de son exposition, proposera une programmation culturelle et artistique qui inclura expositions, performances, spectacles, concerts, animations, défilés, valorisant la diversité culturelle de toutes les régions du Royaume. Des temps forts sont prévus, avec comme point d’orgue le National Day du Maroc, le 26 décembre 2021, date à laquelle le pays sera mis à l’honneur.
Lieu - Dubaï
26.12.2021 à 18 H 16 • Mis à jour le 27.12.2021 à 04 H 46
Par

Histoire D’anciennes révélations sur Ben Barka, « espion des Tchèques » refont surface

Des archives déclassifiées montrent que Mehdi Ben Barka, principal opposant de Hassan II et grande figure de l’anti-impérialisme, assassiné à Paris en 1965, avait été rémunéré pour sa collaboration avec les services secrets tchécoslovaques, rapporte le journal britannique The Observer. Des révélations qui datent en réalité de 2007 et peu exploitées à l'époque et ayant fait l’objet d’une étude détaillée en 2020

Ce ne sont pas à vrai dire des révélations, mais leur approfondissement dans le détail et leurs recoupements avec d’autres archives méconnues ont fait leur effet dans les médias : The Observer, l’édition dominicale du journal britannique The Guardian, a déterré une étude datant de 2020 réalisée par le chercheur de l’université Charles de Prague, Jan Koura.

 

Sur la base du dossier qu’il a consulté des services secrets tchécoslovaques – la Sûreté de l’État (StB) – sur Mehdi Ben Barka, et croiser ces archives avec 1 500 pages de documents tout juste déclassifiés, ce professeur, a établi, que le leader de l’opposition à Hassan II et héros de la gauche internationale, enlevé à Paris le 29 octobre 1965 et mort dans des conditions toujours non élucidées, a entretenu d’étroites relations avec la StB (équivalent du KGB soviétique) et a été rémunéré pour ses services.

 

Ces relations auraient commencé en 1960, lorsque Ben Barka se trouvait à Paris. Après une première mission jugée réussie en Guinée équatoriale, il aurait été invité à Prague où il aurait accepté « d’aider à influencer la politique africaine et ses dirigeants en échange de 1 500 livres sterling par an », relate The Observer. Il aurait fourni des informations sur l’Irak, l’Algérie ou encore l’Égypte.


Hassan II et Ben Barka. Archives

 

Les services tchécoslovaques se seraient cependant inquiétés de liens entre Ben Barka et la CIA américaine. Et vers la fin de sa vie, il serait devenu trop proche des Chinois : « des responsables soviétiques ont déclaré au StB que Ben Barka avait reçu 10 000 dollars de Pékin et ont appelé le service à lui retirer tout soutien ou protection ».

 

Les informations tendant à prouver que Ben Barka était un espion pour le Bloc de l’Est, la CIA ou d’autres services secrets, voire qu’il a pu être un agent double ou triple, ont toujours existé et ont à chaque fois été mises en doute par sa famille politique ou ses proches pour qui il reste un héros de la gauche internationale.

 

Déjà en 2007, un journaliste tchèque était arrivé aux mêmes conclusions que Jan Koura : Il révélait que Ben Barka alors président de la Tricontinentale (rassemblant des Etats qui venaient d’accéder à l’indépendance et des mouvements de libération), aurait remis au StB des documents qu’il présente alors comme venant du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français (Sdece, devenu DGSE), mais ses « biscuits » émanaient de sources ouvertes, ce qui avait contrarié les Tchèques… Le leader de la gauche aurait également multiplié les séjours à Prague où il aurait suivi une formation spécialisée (codes, liaisons radio, filature… ) en mars 1965, sept mois à peine avant son enlèvement à Paris.


Lire notre document reprenant les détails de l’étude de Jan Koura :  Ben Barka, « espion opportuniste » à la solde de Prague

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite