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L'agenda
Théâtre
02.05 08.05.2018
Lettres à Nour, de Rachid Benzine en tournée au Maroc
L’Institut français du Maroc organise une tournée de la pièce à succès Lettres à Nour, écrite et interprétée par l’islamologue Rachid Benzine du 2 au 8 mai 2018 dans les villes de Casablanca, El Jadida, Fès, Tétouan et Rabat. Le roman Nour, Pourquoi n’ai-je rien vu venir ? à l’origine de la pièce, raconte sous la forme de théâtre épistolaire, l’histoire de Nour. Élevée par un père veuf, philosophe, Nour (Mounya Boudiaf) disparait un jour pour rejoindre l’organisation de l’État islamique. Pendant deux ans, une correspondance va s’établir entre eux : entre ce père philosophe, épris des Lumières, persuadé que sa fille suit ses traces, et cette jeune femme de 20 ans qui, nourrie de connaissances, exprime sa révolte et sa soif d’un monde nouveau. À travers cette lecture/spectacle, le public assistera à un échange terrible et bouleversant entre deux êtres qui ne peuvent renoncer l’un à l’autre. Rachid Benzine raconte ainsi dans une écriture aussi belle que douloureuse ce qu’est, au-delà de tout, l’amour paternel et filial.
Lieu - IF Casablanca, IF Tétouan, Eglise Portugaise d'El Jadida, Dar Batha à Fès, Salle Bahnini de Rabat, à Voir les dates sur IF
Spectacle
24.04 28.04.2018
"White Beast" de la Compagnie Mirage
L’Institut français est partenaire du Festival International d’Art Vidéo de Casablanca, organisé par la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M’sik de l’Université Hassan II. Unique évènement au Maroc dédié à l’art vidéo, le FIAV est une manifestation pluridisciplinaire – installations interactives, danse et multimédia, mapping, projections, performances – qui se tiendra dans plusieurs lieux de Casablanca du 24 au 28 avril 2018. Telle la Théorie des Cordes, WHITE BEAST nous plonge au cœur des paradoxes pour approcher la notion d’infiniment petit et infiniment grand. Dans cette pièce interactive prenant la forme d’un solo chorégraphique, la danseuse évolue dans un espace contraint où elle doit orchestrer sa propre mise-à-nu. Son corps devient un transmetteur d’énergies magnétiques qui gravitent dans une dimension pluri-displinaire. Il s’agit d’offrir aux spectateurs un univers où l’alliance du corps, du son et de l’image se crée en un tout. Chaque vecteur entre en interaction avec l’autre, réagissant ensemble tel un seul et même organisme vivant. Entre synchronicité et désarticulation, la pièce évoque de façon sensible le voyage intérieur d’une femme. Rattachée à tout ce qu’elle eut été et sera, WHITE BEAST expérimente le présent et le processus d’acceptation face à ce que nous ne maitrisons pas. Telle une lutte interne, ce solo chorégraphique est un retour à son moi profond face à la Théorie du Tout. L’association des dimensions artistiques sur le plateau nous amène à créer un espace-temps, définissant une bulle de perception pour le spectateur qui devient observateur et acteur d’une expérience visuelle, gravitaire, chorégraphique et sonore. Avec : Sarah BALTZINGER: chorégraphe, interprète, Anthony ZOLLO : création visuelle, Viviane DESCREUX : création éclairage, Guillaume JULLIEN : création sonore, Tania ZEKOUT : costumière, Philippe GISSELBRECHT : photographie, Cyril CHAGOT : captation vidéo
Lieu - Studio des Arts Vivants, Casablanca à 19h30
10.04.2018 à 13 H 29 • Mis à jour le 10.04.2018 à 13 H 31
Par

Parution Le livre-choc sur « le mystère Bouteflika » qui dérange Alger

Ancien journaliste du « Matin » et opposant historique du président Abdelaziz Bouteflika, Mohamed Benchicou publie un nouveau livre sur le raïs chez Riveneuve éditions, disponible en France depuis le 22 mars. « Le Mystère Bouteflika : radioscopie d'un chef d'Etat » sort alors que les caciques du FLN défendent désormais ouvertement l'hypothèse d'un cinquième mandat du vieux président malade

Mohamed Benchicou, écrivain, journaliste et ancien directeur-fondateur du quotidien algérien d’opposition Le Matin, suspendu en 2004, et lui-même incarcéré pendant deux ans, est l’auteur de nombreux essais politiques, d’un journal de ses années de prison et d’une pièce de théâtre, publiés en France (notamment chez Riveneuve) et en Algérie. Il revient, toujours chez Riveneuve avec un livre-choc sur « le mystère Bouteflika », alors que le président algérien vient d’avoir le support de son parti, le FLN, pour briguer un cinquième mandat.


« En 2018, à l’ère du numérique et d’internet, un peuple ignore par qui il est dirigé. Il y a bien un président aux commandes depuis dix-neuf ans, mais il est handicapé, ne se déplace qu’en fauteuil roulant, ne peut plus parler ni soutenir une conversation, le corps rigide, les membres totalement inertes… », peut-on lire sur le texte de présentation de l’ouvrage qui donne déjà une idée sur son ton incisif.



« Oui, il y a bien un président, mais un président qui ne reçoit personne, qui ne s’adresse plus au peuple depuis sept années, un président qu’on cache, qu’on ne sort que dans les grandes occasions, le temps de quelques photos, histoire de prouver qu’il est encore en vie », ajoute le texte


« Dans cette contrée, les institutions sont bloquées, la machine étatique est en panne, le pays isolé. Les chefs d’État étrangers évitent de s’y rendre, ceux qui font le déplacement repartent le plus souvent sans avoir rencontré le chef de l’État, le Conseil des ministres ne se tient plus, les ambassades étrangères ne savent à qui remettre les lettres de créance… », poursuit ce document fort avec des analyses et des révélations sur un des derniers chefs d’Etat de la génération des indépendances africaines, incapable de quitter le pouvoir. Un sujet brûlant aussi : la continuité de l’Etat dans un pays majeur qui inquiète les chancelleries du monde occidental et où les trois quarts de la population à moins de 30 ans.


« Cet homme n’est pas un roi  ce pays n’est pas une monarchie, on dit même que ce n’est pas une dictature. Alors comment expliquer le mystère Bouteflika ? », s’interroge l’auteur, parmi les meilleurs observateurs de l’Algérie et du pouvoir des caciques en place, qui se livre à une véritable radioscopie d’un chef d’État autant que d’un pays que d’aucuns qualifient de « trou noir ». 


Le livre, souligne-t-il au HuffPost, est « un récit de la déchéance algérienne, d’un président qui promettait en 1999 d’abolir la corruption, de moderniser la pratique politique, de réhabiliter la transparence, d’effacer le chômage et de rendre la dignité à l’Algérien et qui a fait tout le contraire ! Au lieu d’inscrire son action dans la continuité d’un État pérenne, ou du moins d’essayer, au lieu de promouvoir l’initiative, libérer les énergies, renforcer la transparence, il a consolidé le pouvoir absolu, étouffé l’expression démocratique, découragé les initiatives, accru la censure, généralisé l’esprit de lucre, aboli la concertation. ».


Alors que « le mystère Bouteflika » était présenté en avant-première au Salon du Livre à Paris, la presse algérienne demeure très majoritairement silencieuse sur sa sortie. Un signe que l’ouvrage dérange au plus haut point le palais de la Mouradia. « Même des quotidiens qui se permettaient certains élans de liberté, il y a quelques années, comme El Watan, Liberté et Le Soir d’Algérie, ont fait l’impasse totale sur la parution de ce livre », écrit un site Kabyle… 



Le mystère Bouteflika : radioscopie d’un chef d’Etat, par Mohamed Benchicou. Ed. Riveneune, Paris, 240 p., 20 €