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SÉRIE EP. 7
18.03.2026 à 18 H 36 • Mis à jour le 25.03.2026 à 12 H 07

642 dirhams par an : le Marocain dépense 26 fois moins en médicaments qu’un Américain

Malgré la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire à près de 28 millions de bénéficiaires, la consommation de médicaments au Maroc reste parmi les plus faibles au monde. Derrière ce paradoxe, un système en expansion dont l’usage réel peine encore à suivre



Malgré l’extension de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), la consommation pharmaceutique par habitant reste dérisoirement faible au Maroc. Le rapport du Conseil de la concurrence décrypte les failles d’un système sous tension.


En 2024, chaque Marocain a dépensé en moyenne 642 dirhams pour ses médicaments. Un chiffre qui, à première vue, paraît anodin. Mais rapporté aux standards internationaux, il révèle l’ampleur du fossé qui sépare le Maroc des pays de référence : c’est 8 fois moins qu’un Français, 12 fois moins qu’un Allemand et 26 fois moins qu’un Américain. C’est l’un des constats les plus frappants de l’avis que le Conseil de la concurrence vient de publier sur l’état de la distribution des médicaments au Maroc.


Ce rapport de 146 pages, adopté en décembre 2025 et validé en février 2026, dresse une radiographie complète d’un secteur stratégique qui pèse 25,9 milliards de dirhams, soit 1,6 % du PIB. Il intervient dans un contexte de transformation majeure : la généralisation de la couverture sociale universelle, engagée sous l’impulsion royale, a porté le nombre de bénéficiaires de l’AMO à près de 28 millions de personnes. Mais cette révolution institutionnelle a-t-elle véritablement transformé l’accès aux médicaments ? Les chiffres invitent à la nuance.

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