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05.12.2015 à 22 H 21 • Mis à jour le 19.03.2016 à 13 H 48

Sahara : la population a augmenté
de 40% en dix ans

Les chiffres du dernier recensement du HCP révèlent une nette augmentation de la population du territoire situé à l’ouest du mur de sable, principalement dans les centres urbains du littoral.



Population en 2014 et évolution (%) par rapport à 2004


Province de Laâyoune : 238.096 (+22%)


Laâyoune : 217.732 (+21%)
El Marsa : 17.917 (+75%)
Boucrâa : 558 (-78%)
Dcheira : 509 (-71%)
Foum El Oued : 1380 (-3%)

Province de Boujdour : 50.566 (+27%)


Boujdour : 42.651 (+16%)
Guelta Zemmour : 6393 (+1149%)
Jraïfa : 950 (-30%)
Lamsid : 572 (-48%)

Province de Smara : 66.014 (+50%)


Smara : 57.035 (+68%)
Amgala : 2945 (+242%)
Haouza : 5462 (+128%)
Jdiriya : 248 (-88%)
Sidi Ahmed Laroussi : 269 (-85%)
Tifariti : 55 (-98% ?)
Bir Lahlou : non recensé par le HCP

Province de Oued Eddahab : 126.765 (+94%)


Dakhla : 106.277 (+91%)
Bir Anzarane : 6244 (+390%)
Gleibat El Foula : 2190 (+696%)
Oum Dreiga : 3146 (+679%)
El Argoub : 5759 (+15%)
Imlili : 3149 (+39%)
Mijik : inconnu (2004 : 519)

Province d’Aousserd : 16.190 (+110%)


Aousserd : 5822 (+496%)
Tichla : 5743 (+1124%)
Bir Gandouz : 4625 (+216%)
Lagouira : inconnu (2004 : 3726)
Aghouinite : inconnu (2004 : 222)
Zoug : inconnu (2004 : 833)
Infographie version texte

Laâyoune reste la ville la plus peuplée du Sahara avec près de 220.000 habitants en 2014, selon le dernier recensement du HCP. Dakhla, qui arrive en deuxième position, a connu une des plus fortes hausses avec plus de 106.000 habitants recensés l’année dernière (+91 % par rapport à 2004). Au total, la population qui vit aujourd’hui sur le territoire du « Sahara occidental » (provinces de Laâyoune, Smara, Boujdour, Oued Eddahab et Aousserd) atteint près de 500.000 personnes, soit une augmentation de 41 % comparé au recensement précédent de 2004.


Dans le détail, les chiffres du HCP semblent indiquer une certaine tendance à l’exode rural. La plupart des petites localités situées dans la région de Laâyoune (Foum el Oued, Dcheira, Boucrâa, Lamsid, Jraifia, Sidi Ahmed Laroussi) ont vu leur population baisser au profit des centres urbains en développement (Laâyoune, Smara, Boujdour).


Dans la région de Dakhla, la population a plus que doublé, avec une très forte augmentation des habitants recensés à Bir Anzarane, Gleibat El Foula, Oum Dreiga, Aousserd, Tichla, Bir Gandouz. La grosse inconnue du recensement HCP concerne Lagouira et les localités situées à l’est du mur de sable, contrôlées de facto par le polisario : aucun chiffre n’a été publié concernant Zoug, Aghouanit, Mijek et Bir Lahlou, tandis que le HCP donne le chiffre de 55 habitants à Tifariti et près de 3000 à Amgala (dont la localisation exacte prête à confusion). Le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU, daté d’avril 2015, mentionne que la MINURSO « a constaté une augmentation des activités civiles et des opérations de construction d’infrastructures locales dans six villages ». La nature du terrain et les conditions d’accès rendent toutefois difficile tout développement à l’est du mur.


Reste le cas des camps de Tindouf, en Algérie. L’ONU maintient son estimation de 2006 (90.000 réfugiés), calculée à l’époque grâce à des photos satellite, tandis que le roi Mohammed VI a annoncé le chiffre de 40.000 habitants dans son discours du 6 novembre dernier et que le polisario parle de plus de 150 000 réfugiés. Aucun recensement officiel n’a été effectué depuis la création des camps en 1975, malgré les appels répétés du Conseil de sécurité de l’ONU.


Lire notre dossier complet : Poker menteur au Sahara

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