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05.12.2015 à 22 H 07 • Mis à jour le 20.03.2016 à 10 H 40

Le rapport de force militaire au Sahara

Les FAR et le Polisario négocient actuellement avec la Minurso pour réviser les termes de l’accord militaire n°1, qui régit le cessez-le-feu. L’équilibre militaire a profondément changé depuis 1991.



Une des principales missions de la Minurso aujourd’hui consiste à surveiller le cessez-le-feu entre les FAR et les combattants du Polisario, en vigueur depuis 1991. Plus de 200 Casques bleus sont répartis à travers le territoire et à Tindouf. Constitués principalement d’observateurs militaires, ils sont chargés de patrouiller dans la région pour surveiller les mouvements militaires des deux côtés du mur de sable, conformément à l’accord militaire n°1 signé (séparément) par les FAR et le Polisario en 1997/98.


Selon l’ONU, ces accords militaires divisent le territoire en cinq zones : une zone tampon de cinq kilomètres de large à l’est du mur, deux zones soumises à des restrictions (25 km à l’est du mur et 30 km à l’ouest du mur, respectivement), et deux zones soumises à des restrictions limitées qui englobent le reste du territoire. Diverses restrictions s’appliquent aux activités et au personnel militaires dans ces zones.


Dans ses rapports annuels au Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l’ONU enregistre les violations constatées de l’accord militaire. Il s’agit principalement de la construction de postes d’observation dans la zone d’accès restreint, de mouvements non-autorisés par la Minurso et de restrictions à la liberté de mouvement des observateurs militaires.


Les FAR contestent la plupart de ces violations et mettent en avant les impératifs sécuritaires liés à la situation dans la région (contrebande, terrorisme). Le Secrétaire général de l’ONU note que l’armée royale marocaine a mis en place une deuxième ligne de défense à 15km à l’ouest du mur de sable, dont 121 postes d’observation étaient encore opérationnels en mars 2015.


La Minurso a constitué un groupe de travail pour ouvrir le dialogue avec les FAR et le Polisario, « le but étant d’apporter des éclaircissements sur le sens de l’accord, de concilier les différentes interprétations, de répondre aux préoccupations exprimées par chaque partie concernant l’application de l’accord et de renforcer le régime de contrôle de la MINURSO dans son ensemble, en particulier en ce qui concerne l’accès aux installations militaires et la définition des violations  ». Plusieurs cycles de pourparlers ont été initiés en 2014, durant lesquels chaque partie a communiqué ses propositions de modification.


Le Secrétaire général de l’ONU répète chaque année dans son rapport au Conseil de sécurité que les violations enregistrées « ne menacent pas à moyen terme le cessez-le-feu  », auquel les parties restent attachées, « mais qu’au fil des années, elles ont ébranlé le statu quo militaire ».

Lire notre dossier complet : Poker menteur au Sahara