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30.06.2022 à 16 H 07 • Mis à jour le 30.06.2022 à 16 H 17

Voici les candidats à la réalisation et l’exploitation de l’usine de dessalement de Casablanca

Pas moins de six groupements sont aujourd'hui en lice pour le marché convoité de l'usine de dessalement de la région de Casablanca-Settat, devant assurer l'irrigation de plus de 5 000 hectares de terres agricoles mais aussi l'alimentation potable de la région



Les candidats pour la réalisation et l’exploitation de la future station de dessalement de Casablanca ont enfin été dévoilés. Précédemment, c’est Abengoa, épaulé par le Français Engie, qui a ouvert le bal, en se déclarant candidat sélectionné pour la phase de pré-qualification du marché mis en jeu par l’Office National de l’Eau et de l’Électricité.


Face au duo franco-espagnol, plusieurs autres candidats sont maintenant en lice pour ce qui est présenté comme étant la plus grande usine de dessalement d’Afrique. On retrouve tout d'abord la filiale de la holding royale Al Mada, Nareva, qui, comme l'avait révélé Africa Intelligence, s'allie au Français Suez, spécialiste français de l'eau. Toujours dans le même groupe, deux invités surprises : la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraites (CIMR) mais aussi le Japonais Itochu.


En troisième groupement ou consortium, une alliance de cinq grands groupes : Acwa Power de l'Arabie saoudite, l'Espagnol Tedagua, déjà dans un projet de dessalement à Sfax en Tunisie, le Chinois Sepco3 (Sepco III), à qui on doit la centrale thermique de Jerada, l'Italien Lantania qui, sur son site interne affirme disposer d'une expérience de 15 ans en matière de dessalement, et enfin Fipar Holding, société d'investissement de la Caisse de Dépôt et Gestion (CDG).


Deux Marocains spécialistes des travaux publics se retrouvent par ailleurs alliés, dans le cadre d'un autre groupement, avec des Japonais et des Israéliens. Il s'agit de la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM), aux côtés de son désormais partenaire dans les grands projets, comme le port de Dakhla Atlantique, la société maghrébienne de génie civile (Somagec) des Sahyoun.


Les Marocains se sont ainsi appuyés sur l'expertise d'un géant israélien : IDE Technologies, auteur notamment d'usines de dessalement en Israël mais aussi en Chili. En plus de l'Israélien, Somagec et la SGTM pourront compter sur le groupe japonais Mitsui, par ailleurs déjà allié d'EDF au Royaume pour le parc éolien de Taza.


En avant dernier groupement, on peut aussi citer deux filiales de la galaxie groupe Akwa, co-détenu par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch aux côtés de la famille Wakrim : Green of Africa, se lançant déjà dans un projet de parc éolien à Dakhla et prenant la forme d'une société commune constituée avec O Capital Group et Amhal, et Afriquia Gaz. Les deux sociétés devront ainsi, pour le projet s'ils venaient à être retenus, composer avec l'Espagnol Acciona, géant chez le voisin ibérique couvrant à la fois le BTP, l'immobilier, la logistique mais aussi l'Énergie.


Enfin, en derniers candidats, on pourrait aussi citer Taqa Morocco, filiale du groupe Taqa d'Abu Dhabi, accompagné par le Français Véolia.


Pour rappel, en mars dernier, l'ONEE avait mis en jeu le marché de la réalisation et de l'exploitation de l'usine de dessalement pour la région du Grand Casablanca. La durée du marché en question est de 30 ans, dont trois dédiés à la réalisation, tandis que le reste (27 ans) porte sur la période d'exploitation.


La station de dessalement d'eau de mer aura une capacité de 548 000 m³ par jour extensible à 822 000 m³ par jour d’eau traitée. On prendra en compte aussi les travaux maritimes de prise d’eau de mer et de rejet ainsi que son alimentation électrique par de l’énergie renouvelable. Le principal objectif attendu de ce partenariat est la production et la fourniture, à moindre coûts, des débits fixés d’eau potable et d’irrigation répondant aux normes de qualité nationales, faisait savoir l'ONEE.

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