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07.04.2022 à 00 H 44 • Mis à jour le 07.04.2022 à 00 H 44
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n°759.Le projet MENAdrought ou comment faire face à la sécheresse

Le projet MENAdrought consiste à fournir un mode d'emploi aux pays qui connaissent une grande sécheresse, notamment le Maroc, la Jordanie et le Liban. Dans un document publié par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et l'Institut international de gestion de l'eau (IWMI) on découvre plusieurs moyens de réduire l'impact de la sécheresse et de sécuriser les denrées alimentaires et hydriques. Les détails

L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI) ont partagé une note en mars dernier intitulée « Comment le projet MENAdrought soutient le Maroc pour améliorer sa sécurité hydrique et alimentaire » afin d’aider à réduire l’impact de la sécheresse au Maroc.


La sécheresse que subit le Maroc est de plus en plus fréquente, ce qui impacte directement la production agricole. S’étalant sur une période allant d’août 2018 à septembre 2022, le projet MENAdrought, auquel le Maroc, la Jordanie et le Liban participent, propose d’y faire face par le biais de trois axes.


Surveiller les risques de sécheresse

Le premier axe consiste à surveiller les premiers signes d’alerte. « L’IWMI a développé un système de surveillance cartographique utilisant un indice composite de sécheresse amélioré (eCDI) pour exposer les impacts de la sécheresse sur les deux systèmes de ressources en eau irriguées et pluviales », peut-on lire.


Lesdites cartes sont déjà publiées en ligne par le gouvernement marocain, permettant l’analyse des données par les services gouvernementaux et les instituts scientifiques. Le projet met également en place un système d’alerte précoce pour prédire l’apparition probable de conditions de sécheresse. Ce qui renforcera la résilience et la préparation des agriculteurs, des gestionnaires de l’eau, de l’agriculture et des décideurs, grâce à une planification prévisionnelle.


Les vulnérabilités

Le deuxième axe prévoit d’évaluer les vulnérabilités à la sécheresse. Il est crucial de savoir quelles communautés, secteurs économiques et environnements sont les plus touchés par ce phénomène et pourquoi ils sont particulièrement vulnérables au Maroc. Les réponses à ces questions peuvent être utilisées pour informer et orienter les investissements dans les infrastructures, les institutions et les systèmes d’information nécessaires pour améliorer la gestion de la sécheresse.


Pour ajouter des détails à cette évaluation, l’IWMI mène des analyses d’études de cas dans les importants bassins fluviaux Souss-Massa et Oum Er-Rbia. « Des systèmes complexes de ressources en eau desservant à la fois l’agriculture et les communautés urbaines », précise la même source.


La technologie, un atout

Le troisième axe se concentre sur l’atténuation, la préparation et la réponse à cette sécheresse. Les conclusions des deux premiers points sont le début pour la conception des politiques et des interventions de planification.


La technologie de surveillance du premier axe fournit des preuves essentielles utilisées pour déclencher des actions et les évaluations du deuxième point capturent les moteurs, les vulnérabilités et les liens systémiques des impacts de la sécheresse dans un pays.


Pour l’atténuation, l’objectif est de développer des ensembles de technologies de l’eau et de l’agriculture qui peuvent aider à renforcer la résistance à la sécheresse dans le contexte des bassins fluviaux ciblés. « Pour améliorer la préparation, l’IWMI travaille en étroite collaboration avec des équipes multiministérielles et interdisciplinaires de tout le gouvernement du Maroc et à différents niveaux –  de la surveillance technique de la sécheresse à la planification des politiques et de la gestion », rappelle-t-on.


Ces étroites collaborations impliquent des sessions de travail et des « ateliers d’écriture » qui rassemblent des expériences et des idées de nombreuses parties prenante. « Les connaissances acquises seront utilisées pour définir des plans d’action contre la sécheresse qui définiront les actions, les rôles et les responsabilités nécessaires à la réponse à la sécheresse », conclut le rapport.

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