Abdeljalil esquive le sujet des marchés des radars fixes mal gérés par la NARSA
Mohamed Abdeljalil, ministre du Transport et de la Logistique, a nié avoir de connaissance précise concernant des marchés portant sur des radars routiers ayant coûté au Maroc plus de 270 millions de dirhams (MDH) au sujet desquels la Cour des comptes a révélé au titre de son rapport de 2021 des « insuffisances de gestion ».
Le ministre présent au point de presse tenu à l'issue du dernier conseil de gouvernement, a confirmé ne pas être en mesure de répondre à une question sur ce sujet étant donné qu'il n'a pas de détails précis sur ce dossier.
Dans son rapport au titre de l'exercice 2021, la Cour des comptes a révélé des insuffisances dans l'opération d'acquisition et d'installation des radars fixes sur les routes du pays.
Selon la Cour, après l’écoulement de trois années à partir de la date d’approbation des marchés objet d’acquisition et d’installation de 552 radars fixes, la part des radars installés n’a pas dépassé 12 %, contre 29 % des radars qui étaient en cours d’installation et 59 % non encore installés.
Aussi, ces marchés n’abordent pas de manière exhaustive les emplacements d’installation des radars, notamment, au niveau des agglomérations, ce qui a engendré des contraintes techniques et administratives liées à l’obtention des autorisations administratives et au raccordement aux réseaux électriques et à internet.
La Cour des comptes a reproché à la NARSA sa lenteur dans le rythme d’installation des radars fixes achetés. L’institution dirigée par Zineb El Adaoui appelle l’agence à améliorer le système de prévision et de planification des besoins en équipements par des radars fixes, à travers l’identification des sites d’implantation des radars avant le lancement des appels d’offres pour leur acquisition.
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