Affaire Al Khair : le cerveau de l’arnaque pyramidale sous mandat de dépôt
Sur ordre du juge d’instruction près le tribunal de première instance d’Assilah, la présidente du groupe Al Khair (Y.E.M) a été mise sous mandat de dépôt, ce mercredi, à la prison locale d’Assilah après une longue cavale, pour son implication dans l'escroquerie d'une centaine de personnes dans le cadre d’une affaire de commerce pyramidal largement médiatisée, a-t-on appris de source judiciaire.
La mise en cause, qui était placée en garde à vue le 22 septembre par le Service préfectoral de la Police judiciaire (SPPJ) de Tanger, a été présentée devant le parquet général compétent pour escroquerie suite à plus de 1 000 plaintes déposées contre elle et ses deux complices dans le cadre de cette affaire, précise-t-on.
Selon la même source, ses deux complices (K.E.G) et (S.B.S), parmi d’autres, sont placées en détention préventive à la même prison.
La prochaine audience des mises en cause est prévue le 2 octobre prochain, indique-t-on de même source.
Pour rappel, la femme se présentant comme la présidente du groupe Al Khair à Tanger a est accusée d’être le cerveau d’un réseau d’escroquerie à grande échelle dans le nord du pays, fondé sur des ventes pyramidales ayant occasionné d’importantes pertes financières à de nombreuses victimes, principalement des femmes. Selon des sources concordantes l'arnaque aurait concerné près de 20 millions de dirhams (MDH).
La mise en cause a été interpellée à son arrivée à la gare de Tanger, après plusieurs semaines de fuite.
Considérée comme la principale suspecte dans cette affaire d’escroquerie, la prétendue coupable a été entendue par le juge d’instruction du tribunal de première instance de Tanger. Son réseau avait, selon l’accusation, trompé un certain nombre de victimes via des groupes sur l’application WhatsApp, leur promettant des rendements rapides et élevés sur des tontines qui s’avéraient finalement être des arnaques.
Les suspects, arrêtés et présentés au procureur du Roi au tribunal de première instance de Tanger début août, sont poursuivis pour « escroquerie », « collecte illégale d’argent » et « sollicitation de dons publics ».
Pour rappel, l’affaire a éclaté en juillet 2024, après que quatre femmes escroquées aient déposé plainte auprès de la BNPJ. Cela a conduit à l’arrestation d’une des administratrices d’un groupe WhatsApp utilisé pour piéger les victimes.
Selon diverses sources judiciaires citées par les médias, cette escroquerie a été mise au jour suite à une dispute entre la principale accusée, se faisant passer pour la présidente du groupe Al Khair, et sa principale complice, qui prétendait être la directrice des recettes d’une supposée caisse de garantie.
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.
-
03.06Football
-
