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17.02.2020 à 11 H 59 • Mis à jour le 17.02.2020 à 11 H 59
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Marrakech

Affaire du Koweïtien accusé de pédophilie: l’AMDH dénonce une ingérence diplomatique

Quelques dizaines de manifestants ont répondu à l’appel de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) pour manifester dimanche dans les rues de Marrakech contre l’attitude jugée indulgente des autorités à l’endroit du Koweïtien de 24 ans accusé de « détournement et viol de mineure » pour des faits datant de juillet dernier.


Arrêté en décembre, celui-ci a bénéficié, fin janvier, de la liberté provisoire après avoir versé une caution de 30 000 dirhams et produit en engagement écrit de son ambassade pour se présenter à son procès. Il a cependant depuis, quitté le territoire marocain sans encombre.


L’AMDH qui compte se constituer en partie civile dans ce procès estime que cette « évasion » est le fruit de « l’impunité » dont jouissent certains ressortissants étrangers dans le cadre d’affaires d’agressions sexuelles, notamment contre des mineurs. L’association dénonce dans ce cas « l’ingérence de l’ambassade koweïtienne dans la souveraineté nationale » et dit suspecter l’existence d’un réseau de « traite des êtres humains ».


Plusieurs autres sit-in sont prévus par l’association, à Rabat et Casablanca, alors que le ministre d’Etat aux droits de l’Homme et ex-ministre de la Justice, Mustapha Ramid a reconnu que ce type de relaxe accordée par la justice découle de « graves erreurs ».


Médias24 a fait remarquer que le jour de la libération provisoire du ressortissant koweïtien, la Chambre criminelle de Marrakech a pris d’autres décisions passées pour le moins clémentes dans des affaires similaires passées quant à elles inaperçues.


De son côté, le porte-parole du gouvernement, El Hassan Abyaba a exclu toute responsabilité de l’exécutif dans ce dossier, affirmant à la presse que la justice est dotée de moyens suffisants pour y répondre.

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