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08.02.2019 à 09 H 32 • Mis à jour le 08.02.2019 à 09 H 32
Par
Justice

Affaire Hayat B.: HRW demande la libération de Soufiane al-Nguad ayant appelé à manifester

Natif de Tétouan, Soufiane al-Nguad a été condamné à deux ans de prison ferme en octobre dernier pour avoir encouragé à participer à une manifestation non-autorisée, suite à la mort par balles de Hayat B. fin septembre dernier. Dans une note publiée ce vendredi, Human Rights Watch appelle à sa libération, à quelques jours de la tenue de son procès en appel qui devrait avoir lieu le 11 février.


Selon HRW, « le dossier d’accusation était fondé sur des commentaires d’al-Nguad sur Facebook, encourageant à se joindre à une manifestation pour protester contre la mort d’une candidate à l’émigration tuée par des garde-côtés », rappelle-t-on. Pour préciser, selon la déclaration de Sarah Leah Whitson, directrice Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, que « Soufiane al-Nguad n’a fait qu’exprimer sa colère et pousser à manifester suite à la mort d’une femme innocente » et que « les accusations qui pèsent contre lui sont illégitimes, il devrait être liéré sur le champ », ajoute la même source.


Dans le jugement du tribunal de première instance de Tétouan, relayé par HRW, on apprend que l’intéressé a reconnu avoir encouragé à manifester, rejoignant l’appel de plusieurs membres des groupes de supporteurs du club tétouanais. Mais là où le bât blesse, selon l’organisation, c’est que selon le jugement Soufiane al-Nguad aurait fait part « d’expressions incitant à la haine et aux appels à la violence », ainsi que l’emploi du mot « royaume », et qui constitue une « une insulte fondamentale au drapeau et aux symboles du pays », peut-on lire.


L’intéressé avait notamment écrit sur une publication Facebook « Félicitations aux garde-côtes de la noble Marine royale, qui ont tué Hayat alors qu’elle tentait d’émigrer clandestinement pour fuir les gouvernants, la corruption et le royaume du Maroc », rapporte HRW. Celle-ci précise que ce poste ne contient rien qui puisse étayer les accusations contre Soufiane al-Nguad. « Il a simplement été emprisonné pour avoir critiqué le gouvernement et invité autrui à manifester, c’est-à-dire pour des types de propos qui sont protégés par le droit international relatif aux droits humains », déclare l’organisation.

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