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12.01.2017 à 20 H 49 • Mis à jour le 12.01.2017 à 20 H 49
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Affaire Laurent-Graciet: la validité des audios tranchée en février

La justice française se prononcera le 16 février sur la recevabilité d’enregistrements-clé dans l’affaire des deux journalistes français poursuivis pour chantage à l’égard du roi du Maroc, ont annoncé jeudi les parties. A l’audience jeudi devant la chambre de l’instruction, qui s’est tenue à huis clos, le parquet général a de nouveau requis la validation des enregistrements malgré une décision de la Cour de cassation du 20 septembre dernier. Catherine Graciet, 42 ans, et Eric Laurent, 69 ans, ont été mis en examen pour « chantage et extorsion de fonds ». Les journalistes ont réclamé 3 millions d’euros pour abandonner la publication d’un livre censé gêner le Maroc. Ils avaient été arrêtés le 27 août 2015, en possession d’une somme de 80 000 euros, alors qu’ils sortaient d’un hôtel parisien où ils venaient de se réunir avec l’avocat Hicham Naciri, qui les avaient enregistrés à leur insu. « Il n’appartenait pas aux enquêteurs d’interdire au plaignant, ni même de le dissuader, de recourir à des enregistrements, dont l’illégalité était justifiée par l’état de nécessité », a estimé l’avocat général dans son réquisitoire écrit, dont l’AFP a eu connaissance. L’avocat général a ajouté que l’argument des journalistes sur « la prétendue déloyauté de la preuve » devait être « écarté ». Cependant, les avocats des deux journalistes ne sont pas du même avis et demandent l’annulation des enregistrements, parce qu’ils ont été effectués par l’avocat marocain, selon eux, alors même qu’une enquête était en cours.Pour Jérémie Assous, avocat d’Eric Laurent, la police devait respecter un certain nombre de règles de procédure et si elle ne les respecte pas, la sanction est l’annulation, a-t-il indiqué à l’AFP.Me Eric Dupond-Moretti, un des avocats du royaume du Maroc, a répété que « les policiers ont été observateurs et pas acteurs. Ils n’ont pas équipé Naciri (avocat) d’un matériel d’agent secret. La cour d’appel de Reims rendra sa décision le 16 février.

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