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27.07.2021 à 21 H 00 • Mis à jour le 27.07.2021 à 21 H 04
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Sécurité

Affaire Pegasus : Le ministre israélien de la Défense à Paris pour « faire le point »

L’affaire Pegasus, prise « très au sérieux » par l’Elysée dès la publication des informations du consortium de médias mené sous la coordinations de Forbidden Stories et avec le soutien technique d’Amnesty International, prend désormais une tournure diplomatique concrète entre la France et Israël.


Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, se rendra ce mercredi 28 juillet à Paris afin de « tenir au courant » les autorités françaises des derniers développements concernant la NSO, société de cybersécurité israélienne dont le logiciel Pegasus est soupçonné d’avoir été utilisé pour espionner Emmanuel Macron.


Lors de sa visite, Gantz, fera le point avec son homologue Florence Parly « les questions stratégiques et de sécurité » au sujet de NSO, a indiqué dans un communiqué le ministère israélien de la Défense.


« La ministre des Armées profitera de cette rencontre prévue de longue date pour savoir quelle connaissance le gouvernement israélien avait des activités des clients de NSO et quels dispositifs avaient été mis en place – et le seront à l’avenir – afin de prévenir un détournement de ces outils hautement intrusifs », a-t-on également indiqué dans l’entourage de Parly. Le Parlement israélien a mis en place une commission pour enquêter sur des allégations selon lesquelles le logiciel d’espionnage Pegasus a été utilisé à « mauvais escient » par certains États pour espionner des personnalités, a indiqué jeudi dernier un haut responsable israélien. L’outil sert uniquement en théorie à obtenir des renseignements sur des réseaux criminels ou terroristes.


Permettant d’infiltrer des systèmes informatiques, le logiciel Pegasus, au cœur d’un scandale mondial d’espionnage, est considéré comme un produit de cybersécurité offensif et doit donc obtenir le feu vert de l’Agence de contrôle des exportations militaires (DECA), qui dépenddu ministère de la Défense israélien, pour être vendu à des pays tiers, au même titre qu’une arme, rappelle l’AFP.


Selon les médias français Le Monde et Radio France, des numéros d’Emmanuel Macron ainsi que ceux de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe et de 14 membres du gouvernement français, dont le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, figuraient « dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’État marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage ».


Autant Rabat que NSO ont balayé ces accusations. Un certain nombre d’experts informatiques ont, soit mis en doute les allégations de l’enquête mondiale, soit relativisé et contesté la validité de sa méthodologie. Le Maroc a entamé une procédure en justice à Paris contre Forbidden Stories et Amnesty International.

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