S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
10.06.2024 à 09 H 20 • Mis à jour le 10.06.2024 à 09 H 21 • Temps de lecture : 2 minutes
Par
Fête

Aid Al Adha: près de 13% des ménages n’accomplissent pas le rituel du sacrifice

Bien que le rituel du sacrifice d’Aid Al Adha demeure prédominant dans la société marocaine, la proportion des ménages qui ne pratiquent pas ce rituel est en hausse. Selon les données de l’enquête nationale sur le niveau de vie des ménages menée par le HCP en 2022 et dont les chiffres sont repris par le numéro 30 des Brefs du plan publié le 7 juin, cette proportion est passée de 4,7 % en 2014 à 12,6 % en 2022.


Cette augmentation du nombre de ménages ne participant pas au sacrifice demeure principalement observée parmi les citadins, qui plus enclins à ne pas effectuer le sacrifice. Les données du HCP montrent ainsi que 14,3 % des ménages en milieu urbain s’abstiennent de réaliser ce rituel, tandis que ce taux ne dépasse pas 8,7 %  dans le rural. Ces proportions sont respectivement de 5,9 % et 2,5 % en 2014. Ainsi, ressort-il, que ce soit dans les villes ou le rural, le nombre des ménages qui se passent du sacrifice suit une courbe ascendante.


Ces proportions sont également influencées par d’autres facteurs dont notamment le niveau socio-économique. Selon le HCP, près de 25,1 % des ménages appartenant aux 10 % les plus aisés n'effectuent pas le sacrifice à l'occasion de l'Aïd, contre 7,8 % parmi les 10 % les plus pauvres.


Cette abstention passe de 20,1 % pour les ménages dirigés par une personne ayant un niveau d'éducation supérieur à 11,7 % pour ceux dirigés par une personne sans instruction. La participation au rituel du sacrifice est donc inversement proportionnelle au niveau de vie du ménage et au niveau d'instruction de son chef. En outre, près de 56,4 % des ménages composés d'une seule personne ne participent pas au rituel du sacrifice, contre 46,5 % en 2014. Cette proportion tombe à 5,5 % pour les ménages composés d'au moins six personnes, contre 0,8 % en 2014, fait savoir le HCP.


En termes de dépenses, le sacrifice de l'Aid Al Adha représente près de 30 % de la dépense globale des ménages marocains dédiée annuellement à la consommation des viandes.  Cette part est de 41 % chez les ménages des 10 % les moins aisés et de 23 % chez ceux des 10 % les plus aisés. La quantité des viandes issues du sacrifice de l’Aid Al Adha s’est établie en moyenne à 22,8 Kg par ménage, ce qui représente près de 41 % de la quantité annuelle des viandes rouges consommée par les ménages. Cette proportion reste identique dans les deux milieux de résidence. Elle atteint 65,4 % pour les 20 % des ménages les moins aisés et 31,3 % pour les ménages les plus aisés.


Pour rappel, une note publiée par le HCP l'an dernier à l'occasion de l'Aid Al Adha estimait à plus de 18 milliards de dirhams (MMDH) les dépenses supportées par les Marocains lors de cette fête. Ce montant était de 15,4 MMDH en 2019 ce qui représentait 42,0 % du budget mensuel des 10 % des ménages les plus défavorisés, contre seulement 13,3 % pour les 10 % des ménages les plus aisés. La note du HCP révélait par ailleurs la hausse qu'a connu le prix moyen des animaux sacrifiés par ménage. Ce coût est passé de 1 840 dirhams (DH) en 2013 à 2 000 DH en 2019, soit une augmentation de 8,7 %. Entre 2019 et 2023, la hausse a été encore plus importante, le prix de la viande ayant connu une augmentation annuelle moyenne de 5 %, soit une variation de 21 % entre 2019 et 2023. Les Marocains ont ainsi dû payer plus cher leur mouton l'année dernière, à un prix moyen estimé à 2 400 DH.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Par
Revenir au direct