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06.04.2025 à 01 H 16 • Mis à jour le 06.04.2025 à 01 H 16 • Temps de lecture : 3 minutes
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Espagne

Albares appelle à la fin de la situation au Sahara : « l’ONU doit apporter la solution »

José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères espagnol, a souligné, lors d’un entretien avec la presse, la position du gouvernement espagnol sur le différend autour du territoire du Sahara occidental. Albares a réitéré que l'Exécutif est « préoccupé par l'urgence de trouver une solution pour éviter que l'impasse actuelle ne perdure indéfiniment ».


Le ministre espagnol a défendu ses efforts diplomatiques auprès des parties impliquées dans le conflit : « Je suis le ministre au monde qui a rencontré le plus souvent Staffan De Mistura , l'envoyé spécial de l'ONU (…). Il bénéficie de tout notre soutien matériel, diplomatique et politique pour agir comme il l'entend. »


Le ministre espagnol des Affaires étrangères a déclaré que ce qui motive son gouvernement est « la détermination de ne pas permettre qu'une situation bloquée depuis 50 ans perdure pendant encore cinq décennies ou cent ans ». Pour le socialiste, c'est De Mistura, c'est-à-dire l'ONU, qui « doit mettre la solution sur la table et elle doit être décidée entre les parties  ».


Les deux négociateurs aux Nations Unies sont le Maroc , qui revendique le territoire du Sahara occidental, et le  Front Polisario , soutenu par l'Algérie et reconnu comme seul représentant du peuple sahraoui et qui gouverne la  République arabe sahraouie démocratique .


Concernant la lettre envoyée par Pedro Sánchez au Roi Mohammed VI en 2022, Albares a souligné qu'il s'était « présenté devant le Congrès à plusieurs reprises pour expliquer notre relation avec le Maroc et notre position sur le Sahara ». Le ministre a également vivement critiqué ceux qui préfèrent maintenir le conflit dans l’inaction. « Je trouve extrêmement irresponsable que quelqu'un base une situation comme celle-ci sur de prétendus principes pendant encore 100 ans, 200 ans, un siècle, deux siècles », a-t-il noté.


Nommé en octobre 2021, De Mistura a effectué quatre visites dans la région pour rencontrer les parties au conflit : le Maroc (il a rencontré Nasser Bourita courant mars à Rabat), l'Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario, soutenu par Alger.


Le diplomate italo-suédois doit se présenter devant le Conseil de sécurité le 14 avril pour rendre compte de la situation et faire le point sur sa tournée, qui culminera à Alger.


Cepandant, le Front Polisario a exprimé le 5 avril son rejet de toute solution au conflit autour du différend régional sur le territoire du Sahara occidental « en dehors du cadre de l'autodétermination »



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