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01.06.2021 à 12 H 24 • Mis à jour le 01.06.2021 à 13 H 08
Par
Polisario

Après avoir nié en bloc les accusations contre lui, Ghali pourra quitter l’Espagne

Le juge Pedraz devrait se prononcer ce mardi sur la suite de ces affaires, mais Ghali peut d’ores et déjà quitter le territoire espagnol, apprend-on. D’ailleurs, le Gulfstream algérien qui l’avait transporté d’Alger vers Saragosse se dirigeait aujourd’hui vers La Rioja alors que l'audience était encore en cours, avant de faire demi-tour au niveau d’Ibiza.

Le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, a comparu ce matin devant le juge d’instruction n°5 de l’Audiencia Nacional, par téléconférence depuis l’hôpital San Pedro de Logroño. D’après nos informations, Ghali a nié en bloc les accusations de « génocide », « torture » et « lèse-humanité » formulées par un dissident sahraoui, El Fadel Breika, ainsi que deux associations sahraouies de droits humains.


L’avocat de Ghali, le pénaliste espagnol Manuel Ollé Sesé, a confié à la presse au sortir de l’audience que son client a déclaré à la fin de son interrogatoire, que « le motif de cette plainte est politique afin d’essayer de miner la crédibilité du peuple sahraoui ».


Le procureur Pedro Martínez Torrijos n’a pas décidé de mesures conservatoires contre le chef des séparatistes. En revanche, il lui a demandé, selon nos sources, une adresse ainsi qu’un numéro de téléphone afin qu’il reste localisable pour la justice espagnole et a loué ses efforts de se plier à la procédure de comparution malgré son état de convalescent. Le chef du Polisario a répondu aux questions du juge, du procureur et de son avocat, mais pas à la défense de la partie plaignante, apprend-on de sources proches du dossier.


Le juge Pedraz devrait se prononcer ce mardi sur la suite de ces affaires, mais Ghali peut d’ores et déjà quitter le territoire espagnol, apprend-on. D’ailleurs, le Gulfstream algérien qui l’avait transporté d’Alger vers Saragosse se dirigeait aujourd’hui vers La Rioja alors que l’audience était encore en cours, avant de faire demi-tour au niveau d’Ibiza.


Le quotidien catalan El Periódico explique que « Ghali avait été convoqué par deux fois pour déclarer, profitant de sa présence en Espagne, la dernière fois, en 2016 pour une conférence qu’il devait donner à Barcelone ». Puisque sa comparution à l’époque était impossible, les plaignants – Breika et les associations sahraouies – ont motivé leurs demandes de retrait de passeport et de détention provisoire par « la crainte qu’il ne se conforme pas à la convocation de Pedraz ».

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