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12.03.2026 à 08 H 48 • Mis à jour le 12.03.2026 à 08 H 48 • Temps de lecture : 3 minutes
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Moyen-Orient

Au 13ᵉ jour de la guerre, frappes meurtrières à Beyrouth, attaques signalées dans toute la région

Un homme se fraye un chemin à travers les décombres après les frappes aériennes israéliennes nocturnes dans la banlieue sud de Beyrouth

L’agence libanaise officielle de l’information NNA rapporte que le ministère de la santé a publié un communiqué annonçant que « le bilan des morts suite au raid de l’ennemi israélien sur Ramlet El-Baïda à Beyrouth s’élève à huit martyrs et 31 blessés ». Plus tôt ce jeudi, les autorités libanaises faisaient état de sept morts dans cette frappe israélienne sur le front de mer de la capitale.


Ces bombardements s’inscrivent dans une série d’attaques menées par Israël dans la nuit de mercredi à jeudi contre des positions présentées comme liées au Hezbollah. Selon le ministère de la santé libanais, plusieurs personnes ont été tuées dans différentes régions du pays. Huit personnes ont été tuées à Beyrouth, huit autres dans le district de Baalbek, dans l’est du Liban, et quatre à Burj Al-Shamali, près de la ville de Tyr, dans le sud.


Israël affirme avoir frappé dix cibles liées au Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite pro-iranien. L’armée israélienne indique notamment avoir visé un quartier général du renseignement ainsi que plusieurs centres de commandement. Elle affirme également avoir touché « des dizaines de lanceurs », utilisés selon elle pour les tirs de roquettes ou de missiles vers le territoire israélien.


Cette intensification des frappes intervient alors que l’Iran et le Hezbollah revendiquent des attaques coordonnées contre Israël. Les gardiens de la révolution iraniens ont déclaré avoir visé « plus de cinquante cibles » dans l’État hébreu, évoquant un « feu continu pendant une période de cinq heures ». Le Hezbollah libanais a de son côté affirmé avoir tiré des missiles vers une base du renseignement militaire située en périphérie de Tel-Aviv.


En réponse à ces attaques, Israël a indiqué avoir lancé une vague de frappes à grande échelle contre la capitale iranienne, Téhéran, marquant une nouvelle étape dans l’élargissement du conflit entre Israël et l’Iran. De nouvelles explosions sont signalées à Jérusalem, Dubai et à Bahrein depuis l'aube.


À Washington, le président américain Donald Trump a estimé que l’Iran était « proche de la défaite », tout en laissant entendre que les opérations militaires se poursuivraient. « Cela ne veut pas dire que nous allons arrêter immédiatement », a-t-il déclaré. « Nous ne voulons pas partir avant l’heure. Nous devons finir le boulot », a ajouté le président américain.


Du côté iranien, les autorités affirment au contraire être prêtes à prolonger le conflit. Ali Fadavi, un responsable des gardiens de la révolution, a évoqué la possibilité d’une «  guerre d’usure » qui serait capable, selon lui, de « détruire l’économie américaine entière » et même « l’économie mondiale ».


Les conséquences économiques de l’escalade militaire se font déjà sentir sur les marchés énergétiques. Le baril de pétrole a repassé jeudi la barre des 100 dollars, malgré une intervention exceptionnelle des grandes puissances destinée à calmer les marchés et à rassurer sur les approvisionnements.


Pour tenter de contenir la flambée des prix, le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, avait annoncé auparavant que 172 millions de barils de pétrole seraient libérés « à partir de la semaine prochaine » à partir des réserves stratégiques américaines.


Selon des sources parlementaires américaines, la première semaine de guerre aurait déjà coûté plus de 11 milliards de dollars aux États-Unis. Ce chiffre, présenté lors d’un briefing confidentiel au Congrès, exclut toutefois de nombreux coûts liés à la préparation des frappes et au déploiement des forces, laissant penser que le montant final pourrait être, en réalité, bien plus élevé si le conflit se prolonge.

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