En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
29.07.2017 à 14 H 58 • Mis à jour le 29.07.2017 à 14 H 58
Par
Panama Papers

Au Pakistan, Shahbaz Sharif favori pour succéder à son frère Nawaz

Le parti au pouvoir au Pakistan, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), entend porter à sa tête Shahbaz Sharif afin qu’il remplace son frère Nawaz, destitué vendredi par la Cour suprême, rapporte samedi la presse locale.


Âgé de 65 ans, Shahbaz Sharif dirige la province du Punjab, la plus peuplée du pays. Il devra d’abord être élu à l’assemblée nationale pour prétendre diriger le gouvernement.


Ces décisions plongent à nouveau le Pakistan dans une zone de turbulences politiques après une période de relative stabilité, marquée par une amélioration de la sécurité.


Nawaz Sharif a toujours réfuté les accusations de malversation qui ont provoqué la décision de la Cour suprême et sa chute alimente les doutes sur la solidité de la démocratie pakistanaise.


Au sein de la PML-N, beaucoup voient la main de la puissante armée dans la chute de Nawaz Sharif.


“Nous savons très bien quel est le crime de Nawaz Sharif et quel est celui de la Ligue musulmane. Que demandons nous ? Nous demandons la suprématie de la société civile” , a déclaré le ministre des Chemins de fer, Khawaja Saad Rafiq devant la presse.


L’armée ne s’est pour l’heure pas exprimé sur la chute de Nawaz Sharif et n’a pas non plus commenté les accusations selon laquelle elle était à l’origine de cette destitution.


Les dirigeants de la PML-N doivent se réunir samedi et ils devraient désigner un dirigeant par intérim en attendant que Shahbaz Sharif soit élu député, rapporte le News and Dawn, un journal pakistanais anglophone.


Si cette piste se confirme, le dirigeant par intérim restera au pouvoir au moins 45 jours, période au cours de laquelle Shahbaz Sharif pourra démissionner de ses fontions à la tête de la province du Punjab et se présenter à une élection partielle pour entrer au Parlement.


L’éviction de Nawaz Sharif, qui dirigeait le gouvernement pour la troisième fois après avoir été poussé à la démission en 1993 et chassé par un coup d’Etat en 1999, pose également de nouvelles questions sur la solidité de la démocratie pakistanaise, aucun Premier ministre n’ayant réussi à achever son mandat depuis l’indépendance du pays en 1947.


A l’unanimité, la Cour suprême a jugé que Nawaz Sharif n’était plus à même d’exercer ses fonctions au vu des conclusions d’une enquête sur la fortune du chef du gouvernement et de sa famille.


Les accusations qui visent Sharif découlent de la publication l’an dernier des Panama Papers, des documents du cabinet Mossack-Fonseca, basé au Panama, qui semblent montrer que la fille et deux fils du Premier ministre pakistanais démissionnaire ont possédé des actifs offshore et s’en sont servi pour acheter des biens immobiliers à Londres.



En avril, la Cour suprême avait estimé que les éléments à sa disposition ne justifiaient pas la destitution du chef du gouvernement, mais avait demandé un complément d’enquête.


Nawaz Sharif a démenti toute malversation et dénoncé un complot.

Revenir au direct