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02.06.2026 à 15 H 04 • Mis à jour le 02.06.2026 à 15 H 15 • Temps de lecture : 4 minutes
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Mines

Aya Gold & Silver dévoile des teneurs en argent élevées sous sa mine de Zgounder

La mine de Zgounder, exploitée par le groupe canadien Aya Gold & Silver.

Aya Gold &  Silver a fait état d'une série d'intersections de forage à haute teneur sous et autour de sa mine d'argent de Zgounder, des résultats que le groupe canadien présente comme la confirmation de la continuité de la minéralisation à proximité de la fosse à ciel ouvert et en profondeur.


La minière, cotée à Toronto et au Nasdaq, mise sur ces travaux pour étayer son principal argument auprès des investisseurs : la capacité à prolonger la durée de vie de l'un des rares gisements consacrés exclusivement à l'argent dans un secteur dominé par la production de sous-produits.


Parmi les intersections mises en avant, le sondage ZG-RC-26-946 a recoupé 1 867 grammes par tonne (g/t) d'argent sur 6 mètres, dont une section de 5 100 g/t sur 2 mètres, selon le communiqué de la société. Dans la zone centrale, le sondage T28-26-1248 a livré 2 176 g/t sur 8,4 mètres, et T28-26-1177 a affiché un pic de 5 480 g/t sur 1,2 mètre. Au total, la publication porte sur 116 sondages.


Comme il est d'usage pour ce type d'annonce, Aya précise que les largeurs réelles des intersections restent indéterminées et que l'ensemble des valeurs sont non écrêtées, autant de réserves qui invitent à la prudence dans l'extrapolation de teneurs ponctuelles à un volume minéralisé exploitable.


L'essentiel de l'enjeu se joue désormais sous la fosse et de part et d'autre de la Faille de l'Ouest, structure géologique que la société considère comme une frontière prometteuse, mais encore peu testée.


« Les résultats à haute teneur d'aujourd'hui continuent de confirmer la forte continuité de la minéralisation argentifère  », a déclaré Benoit La Salle, président-directeur général, ajoutant que les intersections proches de la Faille de l'Ouest soutiennent le potentiel d'exploration vers l'ouest. Le creusement d'une galerie d'exploration au niveau 1 825 mètres progresse, en amont de forages prévus à l'ouest de la faille au second semestre.


À ce stade, Aya indique avoir foré 9 250 mètres, soit 30,8 % de son programme d'exploration 2026. Le rythme des prochains trimestres, et notamment l'accès au compartiment ouest, déterminera dans quelle mesure ces premiers résultats se traduiront en ressources additionnelles.


L'annonce intervient alors que le métal blanc bénéficie depuis plusieurs trimestres d'un regain d'intérêt, soutenu à la fois par la demande industrielle (photovoltaïque et électronique en tête) et par son statut d'actif refuge en période d'incertitude. Pour un producteur de petite à moyenne taille, la perspective d'allonger la vie de mine sans investissement majeur d'acquisition constitue un levier de valorisation direct.


Aya exploite Zgounder depuis sa nouvelle usine de traitement, d'où elle produit du doré d'argent. Le groupe, qui se présente comme actif sur l'ensemble de la chaîne de valeur minière, développe en parallèle le projet polymétallique de Boumadine, pour lequel une étude de faisabilité est en cours. L'ensemble s'inscrit le long de la faille de l'Anti-Atlas, région que la société décrit comme l'une des plus riches et des moins explorées d'Afrique.


Les résultats de forage constituent une étape, non une garantie. Plusieurs incertitudes demeurent : la conversion de ces intersections en ressources conformes à la norme NI 43-101, l'économie d'une exploitation à plus grande profondeur, et l'exposition d'Aya aux risques propres à une opération concentrée sur un seul pays, notamment en matière de permis, d'infrastructures et de rapatriement de fonds, risques que la société elle-même énumère dans ses mises en garde réglementaires.


L'information scientifique et technique du communiqué a été revue par David Lalonde, géologue et personne qualifiée au sens de la norme canadienne NI 43-101.


Pour les marchés, la question n'est pas tant la qualité ponctuelle des teneurs annoncées, manifestement élevées, que leur capacité à dessiner, forage après forage, un gisement dont la profondeur et l'extension occidentale justifieraient les investissements à venir.

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