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26.02.2026 à 11 H 35 • Mis à jour le 26.02.2026 à 12 H 04 • Temps de lecture : 3 minutes
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Palestine

Board of Peace : Benkiran attaque Bourita après ses propos sur la « lutte contre la haine »

Abdelilah Benkiran, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD).

Dans une déclaration vidéo, diffusée dans la soirée du mercredi 25 février sur les réseaux sociaux, le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkiran, s’est adressé directement au ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, à la suite de son intervention lors de la première réunion du Conseil de Paix, présidé par le président américain Donald Trump, tenue le 19 février. D’emblée, l’ancien Chef du gouvernement précise que son message est «  en réalité adressé au ministre des Affaires étrangères, M. Bourita  », jugeant que les propos tenus dans ce cadre engagent l’image et la position du Royaume.


Revenant sur la question palestinienne, Benkiran la décrit comme «  une terre arrachée à ses propriétaires  », rappelant les différentes étapes du conflit depuis 1948. Il insiste particulièrement sur la situation à Gaza, dénonçant que les Palestiniens y vivent « dans un siège total, dans un siège meurtrier  ». Évoquant la guerre déclenchée après le 7 octobre, il accuse Israël d’avoir « détruit le territoire dans sa totalité  » et d’avoir infligé des pertes massives à la population civile.


S’il affirme comprendre les choix stratégiques de l’État marocain, notamment ceux décidés au plus haut niveau, Benkiran souligne que la politique étrangère relève des prérogatives royales, tout en rappelant que l’opinion publique et les partis politiques ont le droit d’exprimer leurs positions. Mais il cible précisément les propos de Bourita concernant la mise en place d’un programme de lutte contre le discours de haine et de promotion de la tolérance.


Selon lui, cette déclaration peut être interprétée comme une volonté de convaincre les Palestiniens d’abandonner leur hostilité envers Israël. « Ce que j’ai compris de ces paroles, et ce que comprendront les gens, c’est que vous allez essayer de convaincre les Palestiniens de cesser de considérer les sionistes comme des ennemis  », affirme-t-il. Et d'interroger : « Sur quelle base cela repose-t‑il ? »


Benkiran poursuit en estimant que dans le contexte actuel, parler de coexistence sans évoquer d’abord la restitution des droits risque d’être mal perçu. « Vous représentez un État  », a-t-il martelé, rappelant que toute déclaration diplomatique dépasse la personne du ministre. Il met en garde contre l’impact symbolique de telles prises de position pour un pays dirigé par un Roi qui préside également le Comité Al‑Qods.


Pour l’ancien Chef du gouvernement, la priorité devrait être de défendre une solution politique garantissant les droits des Palestiniens. Il affirme que toute initiative qui semblerait viser à modifier le narratif palestinien serait vouée à l’échec. « Cette démarche ne réussira pas  », estime‑t‑il.


En conclusion, Benkiran appelle le ministre à la prudence dans ses futures déclarations, considérant que certains propos ont été mal perçus. «  Ce discours n’est pas acceptable  », tranche-t-il, tout en réaffirmant son attachement à l’unité nationale autour du Roi et à la préservation des intérêts du pays.

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