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20.05.2021 à 18 H 44 • Mis à jour le 20.05.2021 à 18 H 48
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Crise

Bourita: la sécurité de Ceuta « est assumée à 99% par le Maroc et à 1% par l’Espagne »

Pour Bourita, « s’il y a crise avec l’Espagne, c’est parce que les Espagnols ont préféré se coordonner avec nos adversaires et contre les sentiments du peuple marocain » en accueillant « un accusé de crimes de guerre », au-delà de « toutes les manœuvres et ruses pour détourner l’attention », rapporte l’agence EFE.


Il a assuré que le retour de l’ambassadrice Karima Benyaich à Rabat avait été décidé la veille de sa convocation au ministère des Affaires étrangères, mais qu’elle avait été convoquée « avec seulement trente minutes à l’avance, dans un acte inédit et inhabituel ». Face à cela, « le Maroc rejette les intimidations fondées sur les clichés du passé : le Maroc d’aujourd’hui n’est pas le Maroc d’hier », a-t-il souligné.


Bourita a précisé que l’inconfort du Maroc avec l’Espagne date exactement du 17 avril, lorsque Brahim Ghali est entré dans un hôpital espagnol avec une fausse identité et un faux passeport, a-t-il déclaré. « Pourquoi ne nous ont-ils pas prévenus, même pas 48 heures plus tard ? N’étions-nous pas des partenaires importants, des voisins, des amis ? »


« Et si l’Espagne ne répond pas à nos questions, qu’elle le fasse devant son opinion publique », a-t-il poursuivi. « Pourquoi cet homme n’a-t-il pas encore été dérangé par la justice espagnole ? (qui l’a convoqué à comparaître le 1er juin, compte tenu de son état de santé délicat, ndlr) ». « Les raisons humanitaires (invoquées par l’Espagne pour accueillir Ghali, ndlr) n’ont jamais dicté la désactivation de la justice », a-t-il insisté.


« L’Espagne doit aussi expliquer à l’Europe comment une femme violée ( elle accuse Brahim Ghali, ndlr) doit attendre que les ministères des Affaires étrangères espagnol et algérien se coordonnent » pour trouver une solution à son cas.


Bourita a montré son dégoût face au mot « chantage » prononcé ce matin par la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles : « Chantage ? Et pourquoi le ferions-nous ? Dans quel but ? Nous ne procédons pas au chantage, nous sommes clairs dans nos positions ».


« Nous n’avons pas de complexes, mais cette agressivité montre que c’est l’Espagne qui a des complexes contre le Maroc », a-t-il déclaré. « Ces derniers jours, nous avons été témoins d’une hostilité médiatique sans précédent, faite de canulars, d’instrumentalisation, de mobilisation de tous les médias, publics et privés, avec des termes inacceptables tels que”  chantage “ ,”  agression “ou”  pays sous-développé ”  », a-t-il déclaré.


« L’Espagne nous regarde avec des lunettes du passé (mais) l’arsenal médiatique, même des chaînes publiques, ne nous impressionne pas », a-t-il rappelé.


Le ministre a souligné que ce qui s’est passé à Ceuta était également imputable au débordement de sa propre police « dû à la fatigue due à la fin des vacances de Ramadan », mais aussi à « l’inaction totale de la police espagnole », et en a profité pour rappeler que son pays consacre 20 000 agents au contrôle des migrations, « qu’il prend à d’autres tâches de sécurité des Marocains eux-mêmes ».

 

« L’Europe –  a-t-il assuré –  ne nous donne même pas 20 % du coût que nous supposons pour lutter contre l’émigration clandestine ». L’an dernier, plus précisément, il estimait l’aide européenne à moins de cent millions d’euros, mais la réalité est que le système de sécurité autour de Ceuta (Sebta) « est assumé à 99 % par le Maroc et à 1 % par l’Espagne  ». « C’est le véritable prix du bon voisinage », a-t-il souligné.


« Nous faisons le contrôle migratoire par responsabilité, mais le partenariat et le bon voisinage ne peuvent se limiter à l’émigration et au terrorisme, tel est l’agenda espagnol. Où est l’agenda marocain, où sont nos priorités ? »


Enfin –  a-t-il conclu –  « ce n’est pas notre image qui m’inquiète, mais son véhicule : cette agressivité médiatique et politique pour tacher notre image », qui n’est rien d’autre que « le résultat de réflexions anciennes déjà surmontées ».

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