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14.02.2021 à 10 H 20 • Mis à jour le 14.02.2021 à 10 H 22
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Polémique

Caricature du roi en Algérie: Les instances de la presse au Maroc dénoncent une satire déplacée

Trois instances de la presse au Maroc ont dénoncé ce 13 février « le comportement » de la chaîne algérienne Echourouk, après avoir caricaturé dans une émission télévisée le roi Mohammed VI.


C’est le cas notamment du Conseil National de la Presse (CNP) qui, dans un communiqué, annonce « condamner la violation de la chaîne algérienne Echourouk de l’éthique et de la déontologie de la presse en diffusant une émission satirique qui s’attaque clairement au peuple marocain » et au roi, peut-on lire.


L’émission s’est également « attaquée à tous les Juifs, une pratique pourtant bannie par les lois au monde qui ne tolèrent aucune discrimination entre les personnes sur la base de leur ethnie ou de leur religion », déplore le communiqué. Le Conseil « a en outre invité la presse et les médias au Maroc à s’abstenir de toute réaction similaire, afin de préserver le respect de l’éthique et de la déontologie de la presse, de l’objectivité et de l’intégrité, et à œuvrer à la consécration de l’esprit de fraternité entre les deux peuples marocains et algériens », ajoutant qu’il « a lancé un appel aux journalistes et aux médias en Algérie pour s’écarter de tout ce qui peut nuire aux relations de fraternité et d’amitié entre les deux peuples et à bannir et rejeter tous ceux qui visent à créer un climat de tension et de confrontation et à susciter les sentiments de haine et de violence », conclut-on.


De son côté, la Fédération Marocaine des Éditeurs de Journaux (FMEJ) dit se trouver actuellement « à Laâyoune pour la restructuration des sections de la FMEJ dans les provinces du sud » et avoir «  été surpris par le comportement irresponsable de la chaîne de télévision algérienne Echourouk », précise-t-on par la voix du président de la Fédération, Noureddine Miftah. Le patron de presse présente l’émission satirique algérienne comme étant de « l’insolence pure et simple » et constitue « une atteinte grossière à la dignité et au respect dû à un chef d’État » mais aussi « une violation flagrante de l’éthique et des règles de déontologie ». 


Enfin, de son côté, l’Association Nationale des Médias et des Éditeurs (ANME), tout « en déplorant le niveau bas et non déontologique de ce contenu », appelle « tous les médias marocains à poursuivre leur défense de l’unité du Maroc et leur soutien à l’institution monarchique qui oeuvre à défendre l’intégrité territoriale du Royaume ».


Pour rappel, les législations tant au Maroc qu’en Algérie demeurent coercitives en matière d’atteinte à un chef d’État étranger. Des journaux au Maroc avaient été poursuivis pour avoir caricaturé Mouammar Kadhafi ou encore Abdelaziz Bouteflika.


En juin 2009, trois quotidiens marocains avaient été condamnés par la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Casablanca pour diffamation, après avoir été poursuivis par le colonel Mouammar Kadhafi. Les médias en question ont été condamnés à trois millions de dirhams de dommages et intérêts.


Trois années plutôt, c’est Driss Chahtane, actuel patron de Chouf TV, qui avait été condamné en tant que dirigeant de l’hebdomadaire Al-Michaâl, en raison d’un article satirique et d’une caricature du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Il avait écopé d’une amende de 100 000 dirhams et d’une peine d’un an avec sursis. Le tribunal s’était basé sur l’article 52 du Code de la presse marocain, condamnant « l’offense commise publiquement envers la personne des chefs d’État et leur dignité, les chefs de gouvernement, les ministres des Affaires étrangères des pays étrangers et qui est punie d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 10 000 à 100 000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement ». 


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