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14.07.2020 à 16 H 43 • Mis à jour le 14.07.2020 à 17 H 47
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Surveillance

Citizen Lab: le président du Parlement de Catalogne, Roger Torrent, également espionné par Pegasus de NSO Group

Dans une enquête publiée le 13 juillet en soirée, les deux journaux The Guardian et El Pais révèlent que le président du Parlement de Catalogne, Roger Torrent, a également été la cible d’une surveillance par le biais du logiciel espion Pegasus. Celui-ci est commercialisé par la firme israélienne NSO Group, à destination des agences gouvernementales, indiquent les deux médias. Pour leur investigation, ceux-ci se basent sur les éléments techniques analysés par l’ONG Citizen Lab.


D’après l’enquête, Roger Torrent avait été prévenu directement par WhatsApp de cette intrusion. Cité par The Guardian et El Pais, Roger Torrent précise que ces révélations « confirment les craintes que contre les militants indépendantistes, l’état est prêt à utiliser tous les moyens à sa disposition pour s’attaquer à un projet politique légitime », indique-t-il. Dans leurs réponses à l’enquête des deux médias, le service de renseignement espagnol (CNI) précise « agir dans le strict respect de la loi ». De son côté, le cabinet du premier ministre espagnol affirme que « le gouvernement n’a aucune preuve que des tentatives d’espionnage de téléphones » de militants aient pu avoir lieu.


Pour rappel, une enquête du consortium Forbidden Stories, à laquelle Le Desk a collaboré, prouvait que notre collègue Omar Radi avait également été pris pour cible par le logiciel espion Pegasus. En parallèle à la publication de l’enquête par plus de 17 médias internationaux, les autorités marocaines continuaient de harceler le journaliste, par plus de 5 convocations successives émises par la Brigade Nationale de Police Judiciaire (BNPJ), en plus d’une campagne de diffamation menée par une presse à buzz. On reproche notamment à Radi des faits « d’intelligence avec l’ennemi » et une collaboration avec le MI6 britannique.


Octobre 2019, Citizen Lab révélait également l’espionnage de défenseurs des droits humains au Maroc via le même logiciel. Il est notamment question de l’historien Maati Monjib et de l’avocat du Hirak, Abdessadak El Bouchattaoui. Ce 3 juillet, ce sont au total 8 militants et journalistes qui ont interpellé les autorités suite à leur espionnage. Ils demandent notamment au gouvernement des nouvelles d’une plainte déposée auprès de la Commission Nationale de Contrôle et de Protection des Données à Caractère Personnel (CNDP).

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