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25.05.2021 à 14 H 58 • Mis à jour le 25.05.2021 à 15 H 11
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Disparition

Décès de Touria Tazi, figure du milieu associatif au Maroc

La figure du milieu associatif et militant, Touria Tazi, est décédée ce mardi à Casablanca à l’âge de 85 ans, apprend-on de source proche. Chez les Éditions Le Fennec, elle avait publié un livre qui « retraçait le parcours d’une femme engagée dans le social », indique la quatrième couverture de son ouvrage.


Touria Tazi est notamment connue pour avoir été parmi les premières infirmières au Maroc, diplômée à ce titre à l’âge de 22 ans vers la fin des années 50. Mais auparavant, dès son plus âge, elle avait notamment participé à la résistance marocaine, en étant membre un moment du parti Choura puis du Parti communiste marocain (PCM) où Abdelaziz Tazi, son mari décédé en 2017, avait été un des fondateurs aux côtés de Ali Yata. Par le PCM, elle avait d’ailleurs été choisie comme étant la représentante des femmes marocaines lors de la conférence de l’Internationale tenue en Union Soviétique en 1964. Deux de leurs enfants gèrent actuellement l’entreprise familiale, le groupe Richbond, Nasser Tazi qui y occupe le poste de président et Karim Tazi, proche du Parti Socialiste Unifié (PSU) ayant soutenu le Mouvement du 20 février qui y est administrateur directeur général.


En matière sociale, elle avait rejoint en 1973 la Ligue marocaine de protection de l’enfance dirigée par la princesse Lalla Amina. Elle avait notamment dirigé l’antenne de Casablanca. Sous sa direction, plus de 30 jardins d’enfants avaient été ouverts, accueillant un total de près de 1 300 enfants. Elle avait également contribué à la création, aux côtés de Aicha Ecchena, du premier foyer pour mères célibataires.


Au nom du couple Tazi, le groupe Richbond avait en 2013 créée la Fondation Abdelaziz et Touria Tazi, gérant notamment le centre-culturel situé à Ain Sebâa, l’Uzine. Touria Tazi venait par ailleurs de finaliser son tout dernier projet : un internat pour étudiantes à Derb Ghallef.






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