Education nationale: l’UNTM et la FNE appellent à de nouvelles grèves du 19 au 22 décembre
Les efforts du gouvernement n’ont pas réussi à atténuer la colère des enseignants qui poursuivront leurs grèves cette semaine. Les deux syndicats invités au dialogue par la Commission interministérielle en fin de la semaine dernière viennent d’annoncer la poursuite du mouvement de protestation contre le statut unifié des enseignants et qui est à l’origine d’une congestion qui dure depuis trois mois paralysant le secteur de l’Éducation nationale.
Ce lundi, la Fédération nationale des fonctionnaires de l’éducation, relevant de l’Union nationale des travailleurs du Maroc (UNTM) a décrété une grève nationale de quatre jours du 19 au 22 décembre. L’appel lancé par la Fédération, explique-t-elle dans un communiqué, réitère son « refus catégorique » du statut unifié des enseignants. La Fédération appelle au retrait définitif de ce texte, revendiquant sa refonte globale, au lieu « de se limiter à des modifications superficielles qui vont à l’encontre des attentes des enseignants ».
En appelant à ce nouveau débrayage, la Fédération proteste les « revirements incompréhensibles dans les positions et décisions » du ministère. Le syndicat, explique le communiqué, a réagi de façon « positive » à l’ensemble des initiatives « responsables » de la tutelle et a participé à la rencontre tenue la semaine dernière en vue de tenir d’autres réunion dédiées à l’examen et à la révision du statut. Cependant, le ministère « s’est retiré » et a « failli à ses engagements ».
La Fédération nationale des fonctionnaires de l’éducation rejoint ainsi la Fédération nationale de l’enseignement (FNE)- orientation démocratique qui a annoncé, suite à l’assemblée générale de son conseil national, tenue à titre extraordinaire les 16 et 17 décembre, une nouvelle grève nationale les 21 et 22 décembre. Le syndicat, explique-t-il dans un communiqué, poursuivra les formes de protestation « en attendant une réaction positive du gouvernement aux revendications des enseignants », dont le retrait définitif du nouveau statut figure en tête de la liste, en plus du remboursement des montants défalqués sur les salaires des enseignants pour raison de grève.
Les deux syndicats seront rejoints dans cette grève par la Coordination nationale du secteur de l’éducation, qui englobe près d’une trentaine d’organisations des différentes catégories des fonctionnaires de l’Éducation nationale. Celle-ci avait annoncé la semaine dernière son intention de mener une grève nationale de quatre jours, du mardi 19 au vendredi 22 décembre.
Cette nouvelle série de grèves intervient alors que le ministère espérait bientôt pouvoir sortir le secteur de cette crise qui prive des millions d’élèves des cours depuis près de trois mois maintenant. La semaine dernière, et alors que les discussions se poursuivent toujours avec les quatre syndicats les plus représentatifs signataires de l’accord du 14 janvier 2022, la commission ministérielle a tendu la main à la FNE et à l’UNTM.
L’invitation de ces deux syndicats, qui avaient jusque-là boycotté le dialogue sectoriel avec la tutelle, devait permettre d’aller de l’avant et d’accélérer les négociations vers un accord final au sujet du statut unifié. Cependant, le renouvellement des appels à la grève et le mécontentement qui persiste dans les rangs des enseignants laissent penser qu’une sortie de l’impasse dans les délais serait encore loin.
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