Guerre au Moyen-Orient : Trump exige la reddition inconditionnelle de l’Iran, Israël intensifie ses frappes au Liban
La guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran continue de s’intensifier et de s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient, avec un nouveau front particulièrement actif au Liban et des répercussions sécuritaires, diplomatiques et économiques dans toute la région.
Sur le plan militaire, Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah à Beyrouth, menant au moins 26 vagues de bombardements contre la banlieue sud de la capitale libanaise et d’autres localités du sud et de la plaine de la Bekaa. Plusieurs immeubles ont été détruits dans le bastion du Hezbollah à Dahiya, provoquant un déplacement massif de civils et faisant craindre un désastre humanitaire, selon le gouvernement libanais. Une frappe à Saïda a également fait cinq morts, tandis que le bilan au Liban atteint au moins 123 victimes depuis le début de l’escalade.
Parallèlement, les frappes israélo-américaines se poursuivent en Iran, notamment à Téhéran et Chiraz, où une vingtaine de personnes auraient été tuées. Israël affirme avoir détruit le bunker militaire souterrain d’Ali Khamenei lors d’une opération menée par une cinquantaine d’avions. Depuis le début de la campagne militaire, au moins 787 personnes ont été tuées en Iran, selon le Croissant-Rouge iranien, dont 175 dans le bombardement d’une école primaire de filles, incident qui fait l’objet d’appels à une enquête internationale.
L’Iran continue de riposter. Les Gardiens de la révolution ont lancé drones et missiles vers Tel-Aviv, déclenchant des sirènes d’alerte, tandis que Téhéran affirme avoir ciblé un pétrolier américain dans le Golfe, des bases américaines au Koweït et des radars américains dans plusieurs pays de la région. Des missiles iraniens ont également été interceptés par l’Arabie saoudite près de la base aérienne de Prince Sultan, et des installations à Bahreïn auraient été visées.
Sur le plan politique, Donald Trump adopte une ligne maximaliste, affirmant qu’il n’y aura « aucun accord avec l’Iran sauf une capitulation sans conditions ». Le président américain a également estimé qu’il devrait jouer un rôle dans le choix du futur dirigeant iranien après la mort d’Ali Khamenei, jugeant « inacceptable » la candidature de son fils Mojtaba Khamenei.
Face à l’escalade, les Européens renforcent leurs dispositifs militaires dans la région, officiellement pour protéger leurs ressortissants et les routes maritimes stratégiques. Plusieurs pays ont également lancé des opérations d’évacuation de leurs citoyens, tandis que l’Azerbaïdjan a retiré son personnel diplomatique d’Iran et que la France organise des vols de rapatriement depuis les Émirats arabes unis.
La guerre commence aussi à produire des effets économiques mondiaux. La flambée des prix du pétrole et du gaz provoque des tensions sur les marchés financiers et ravive les craintes d’inflation. Pour stabiliser l’approvisionnement énergétique, l’Administration américaine envisage des mesures exceptionnelles, dont une dérogation permettant à l’Inde d’acheter temporairement du pétrole russe.
Dans ce contexte, les organisations internationales alertent sur une crise humanitaire majeure à l’échelle régionale, tandis que plusieurs pays tentent d’engager des efforts de médiation pour éviter une extension encore plus large du conflit.
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