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31.05.2021 à 13 H 40 • Mis à jour le 31.05.2021 à 13 H 40
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Diplomatie

À la veille de la comparution de Ghali, le Maroc s’adresse à l’opinion publique espagnole

Pour Rabat, la comparution, ce mardi, de Brahim Ghali devant un juge d’instruction de l’Audiencia Nacional constitue « une évolution dont le Maroc prend note, cependant, elle ne représente pas le fond de crise grave entre les deux pays voisins », lit-on dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères destinée à l’opinion publique espagnole, « afin de l’éclairer en faits, données et chiffres ».


« En premier lieu, la comparution du dénommé Ghali confirme ce que le Maroc avait dit dès le début : l’Espagne a reçu en son territoire, de manière intentionné et sous une forme frauduleuse et occulte, une personne inculpée par la justice espagnole pour des plaintes présentées par des victimes de nationalité espagnole et pour des faits commis en partie sur le sol espagnol », affirme le MAE, qui ajoute que «  cette comparution montre le vrai visage du ‘Polisario’ représenté par un leader qui a commis des crimes abjects, qui viole, torture et dénigre les droits humains et parraine des actes terroristes ».


Mais, pour la diplomatie marocaine, ce n’est pas l’origine de la crise. « Le fond du problème est une question d’arrière-pensées hostiles de l’Espagne envers le Sahara, une cause sacrée de tout le peuple marocain », assure-t-on, renchérissant que « la crise n’est pas limitée à l’affaire d’un homme ». Celle-ci « ne commence pas avec son arrivée, et ne se terminera pas avec son départ ». D’après Rabat, « c’est un test pour la fiabilité du partenariat entre le Maroc et l’Espagne ».


«  Les attentes du Maroc vont au-delà [de la comparution de Brahim Ghali, ndlr]. Elles commencent par une clarification, sans ambiguïtés, de la part de l’Espagne, de ses choix, ses décisions et ses positions », précise la diplomatie marocaine qui s’interroge : « Comment, dans ce contexte, le Maroc peut-il avoir de nouveau confiance en l’Espagne ? Comment pouvons-nous savoir que l’Espagne ne conspirera pas à l’avenir avec les ennemis du Royaume ? Que cherche l’Espagne ? ».


La déclaration du ministère des Affaires étrangères s’étale sur les épisodes de « solidarité » du Maroc envers son voisin du nord. Le niet marocain, en 2017, adressé à la demande de visite et de réunion d’« un grand leader du séparatisme catalan », Carles Puidgemont, pour ne pas le nommer, ou encore la coopération en matière de lutte contre l’immigration illégale avec les avortements de « 14 000 tentatives » ainsi que les « 5 000 réseaux démantelés ».


Enfin, la diplomatie dit « distinguer entre l’amitié du peuple espagnol et le mal causé par certains cercles politiques ». Le Maroc, d’après elle, « n’a aucun problème avec les Espagnols », mais avec «  quelques cercles politiques, gouvernementaux, médiatiques et de la société civile qui continuent de voir le Maroc avec une approche anachronique ».




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