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11.12.2025 à 01 H 42 • Mis à jour le 11.12.2025 à 01 H 43 • Temps de lecture : 4 minutes
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Employabilité

Lancement à Casablanca du Plan d’accélération de la formation professionnelle privée

Casablanca : lancement du Plan d'accélération de la formation professionnelle privée

La Fédération de l’Enseignement Privé (FEP) de la CGEM et la Fédération Marocaine de l’Enseignement Professionnel Privé (FMEP), en collaboration avec le ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, ont lancé, mercredi à Casablanca, le Plan d'accélération de la formation professionnelle privée. Cette initiative, présentée lors d’une rencontre présidée par le ministre Younes Sekkouri et le président de la CGEM, Chakib Alj, marque un tournant majeur dans le renforcement du partenariat public-privé dédié au développement des compétences.


Conçu par le Département de la Formation professionnelle du ministère, ce plan structure une nouvelle dynamique qui vise à diversifier les parcours et les modes de formation, à moderniser le modèle d’organisation et de reconnaissance des diplômes, à promouvoir des approches pédagogiques centrées sur l’employabilité et à réformer en profondeur les mécanismes de soutien social aux stagiaires. Cette démarche intervient à un moment où les besoins du marché du travail se transforment rapidement et où l’offre privée apparaît comme un levier essentiel de flexibilité et d’innovation.


La rencontre a rassemblé l’ensemble de l’écosystème : fédérations professionnelles, chambres professionnelles, établissements privés et représentants des stagiaires. Elle a abouti à la signature d’une convention de partenariat entre le ministère, la CGEM, la FEP-CGEM et la FMEP, consacrant une alliance destinée à structurer le développement du secteur. A également été signée la note ministérielle relative à l’élargissement des cours du soir, une mesure attendue qui permettra au privé d’intégrer de nouvelles catégories de bénéficiaires. Enfin, deux arrêtés portant sur la qualification et l’accréditation ont été officialisés afin de renforcer les standards de qualité et réduire les délais d’octroi des diplômes accrédités.


Younes Sekkouri a expliqué que ce plan comprend un ensemble de mesures concrètes, au premier rang desquelles figure l’ouverture des cours du soir à l’ensemble des établissements privés accrédités. Dès cette année, ces cours pourront être dispensés en semaine de 18h à 21h, et le samedi de 9h à 17h. Le ministre a souligné que cette mesure constitue une réponse directe aux besoins des personnes actives qui souhaitent se former en parallèle de leur activité professionnelle, tout en bénéficiant du même niveau d’exigence pédagogique que les formations dispensées en journée. Il a précisé que les diplômes délivrés seront strictement équivalents, quel que soit l’horaire de formation, et qu’un mécanisme de suivi a été déployé pour garantir la qualité de l’offre.


La deuxième avancée phare concerne la refonte du système d’accréditation. Le dispositif en vigueur limitait l’obtention de diplômes accrédités aux promotions postérieures à la première, générant des délais problématiques pour les stagiaires. Le ministère prévoit désormais d’inverser la logique de calendrier afin d’accélérer la reconnaissance des filières et d’éviter que les apprenants ne soient pénalisés. Cette réforme se traduit immédiatement par une convention-cadre avec la CGEM et les fédérations, par deux arrêtés dédiés et par une circulaire adressée aux services territoriaux.


L’objectif global, a rappelé le ministre, est de renforcer la contribution du secteur privé au programme national d’apprentissage « Tadaroj », qui ambitionne de former plus de 100.000 personnes dans plus de sept secteurs, notamment les métiers du digital, les industries émergentes et les filières à forte demande.


Pour Chakib Alj, ce plan d’accélération constitue un signal fort. Élaboré en concertation avec les fédérations, il traduit selon lui une évolution fondamentale : la formation professionnelle privée n’est plus un acteur périphérique, mais un pilier central du développement du capital humain. La convention signée formalise une alliance stratégique visant à rapprocher davantage l’offre de formation des besoins réels des entreprises, à améliorer les dispositifs d’assurance qualité, à professionnaliser la gouvernance du secteur et à renforcer l’implication des branches professionnelles. Elle soutiendra également l’expansion de l’apprentissage, identifié comme un axe structurant du futur de la formation au Maroc.


Reconnue par la loi n°13.00 comme partenaire stratégique de l'État, la formation professionnelle privée s’affirme comme un secteur clé dans l’employabilité des jeunes et dans l’accompagnement des transformations du marché du travail. Pour l’année 2024-2025, le secteur comptait 1 477 établissements et plus de 121 000 stagiaires répartis sur 132 filières couvrant un large éventail de domaines allant de la santé au numérique, en passant par les services, l’industrie, le BTP ou le tourisme. Avec 470 établissements accrédités, le dispositif de reconnaissance renforce la confiance dans l’offre privée et confirme la montée en qualité de l’écosystème.

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