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09.07.2021 à 22 H 19 • Mis à jour le 10.07.2021 à 01 H 40
Par
Justice

Le journaliste Soulaiman Raïssouni condamné à cinq ans de prison ferme

Poursuivi pour attentat à la pudeur après une plainte déposée par un militant LGBT, l'ex-rédacteur en chef d'Akhbar Al Yaoum, avait été arrêté le 22 mai 2020, devant son domicile et placé en détention provisoire. Il observait une grève de la faim de plus de 90 jours que l'administration pénitentiaire a régulièrement constestée

Le journaliste  Soulaiman Raïssouni vient d’être condamné ce 9 juillet, et en son absence au tribunal d’appel de Casablanca après son refus de s’y présenter à ses conditions, à cinq ans de prison ferme et 100 000 dirhams au titre de dédommagement au profit du plaignant pour des faits datant de 2018.


Poursuivi pour « attentat à la pudeur avec violence et séquestration » après une plainte pour « viol » déposée par un militant LGBT, l’ ex-rédacteur en chef du journal Akhbar Al Yaoum –  qui a récemment cessé de paraître en raison de son asphyxie économique -, a été arrêté le 22 mai 2020 devant son domicile, et placé depuis en détention provisoire.


Ses proches, mais aussi plusieurs organisations de protection des droits humains réclamaient sa mise en liberté provisoire et la tenue d’un procès équitable, garantissant les droits du prévenu. Demandes toujours rejetées par la justice.


Le journaliste avait décidé d’entamer une grève de la faim pour protester contre son incarcération, dépassant à la date du verdict les 90 jours. L’administration pénitentiaire a, quant à elle, régulièrement contredit le journaliste, arguant que ses signes vitaux n’étaient pas alarmants.


Selon ses avocats, ses sympathisants et nombre d’ONG, locales et internationales, dont notamment l’association de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) qui a pris fait et cause pour lui, les accusations portées contre Raissouni, réputé pour ses écrits critiques à l’endroit du régime, ne sont qu’un prétexte pour museler la liberté d’expression.

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