En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
01.05.2018 à 18 H 14 • Mis à jour le 01.05.2018 à 18 H 17
Par
Crise

Le Maroc accuse l’Iran d’avoir livré des missiles au Polisario via le Hezbollah et l’Algérie

Le gouvernement marocain a annoncé aujourd’hui la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Iran, qu’il accuse d’armer, de financer et de former le Front Polisario à travers le Hezbollah, le mouvement chiite libanais allié de Téhéran.


Le ministre des Affaires étrangères Nasser Burita, a déclaré aujourd’hui aux médias qu’il a lui-même signifié ce matin par cette rupture diplomatique à son homologue à Téhéran, et a exhorté immédiatement le chargé d’affaires iranien à Rabat de quitter le territoire marocain dans les plus brefs délais.


Selon Bourita, le Maroc a « des preuves et des données » accablant au moins un diplomate à l’ambassade d’Iran en Algérie d’avoir participé « pendant au moins deux ans » comme un « facilitateur » entre le Hezbollah et le Polisario à des actions pour former des soldats du Polisario dans « les actions de guérilla urbaine et les attaques contre le Royaume du Maroc ».


« Des experts démineurs et des instructeurs militaires du Hezbollah » ont voyagé à Tindouf pour former les commandes du Front Polisario, mais l’incident le plus grave a été la livraison au Polisario ce mois de missiles anti-aériens de fabrication russes SAM-9 et SAM-11 et des missiles Strella, a déclaré Bourita à l’agence espagnole EFE.


Le ministre a rejeté que la rupture puisse avoir un lien avec le contexte syrien ou la situation au Moyen-Orient en général, et a souligné qu’elle n’obéissait qu’à des « intérêts strictement bilatéraux ».


En fait, il a souligné, selon EFE, que le rétablissement des relations diplomatiques avec l’Iran en 2014 et l’envoi d’un ambassadeur deux ans plus tard ont été mal accueillis par certains alliés clés du Maroc –  probablement l’Arabie Saoudite et les Emirats –  qu’il n’a pas mentionnés – la décision étant strictement prise en fonction des intérêts du Maroc, a-t-il insisté.


Le ministre a également rejeté que la rupture soit en lien « ni avec le peuple iranien ni avec le chiisme –  à peine toléré au Maroc –  mais exclusivement avec cette alliance entre l’Iran et le Polisario », a rapporté EFE.

Revenir au direct