En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
13.02.2018 à 15 H 18 • Mis à jour le 14.02.2018 à 01 H 50
Par
Hirak

Le narco-opposant Said Chaou s’invite à un événement du Hirak à l’UE

Said Chaou, le narcotrafiquant maroco-hollandais, soupçonné par les autorités marocaines d’alimenter financièrement et au plan logistique un mouvement séparatiste dans le Rif, a tenté de s’offrir une tribune dans l’enceinte même du Parlement à Bruxelles. Il a de ce fait activé ses relais pour associer dans l’esprit du grand public le « Mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif » (M18-S), le groupuscule séparatiste basé aux Pays-Bas dont il est la dynamo, avec une rencontre dédiée au Hirak rifain qui doit s’y tenir le 28 février à l’initiative de Kati Piri, députée du parti travailliste néerlandais.


L’événement accueillera Ahmed Zafzafi, père de Nasser Zafzafi, figure de proue du Hirak, l’avocat Abdelaziz Nouaydi, et Houda Sekkaki, épouse du prisonnier Habib Hanoudi. La rencontre sera modérée par Kirsten Van Den Hul  à l’invitation de Kati Piri.



Cette dernière s’est beaucoup mobilisée pour qu’une importante logistique soit déployée afin qu’un maximum de personnes soient au rendez-vous. Mais d’un autre côté, le M18-S a lui aussi tenté de s’incruster dans cet effort de ralliement en appelant sur les réseaux sociaux à sa participation faisant en sorte de laisser entendre qu’il y est partie prenante.


« Un avocat européen connu est convié à prendre la parole devant les participants », a avancé Yabiladi qui rapporte l’information d’une source proche du dossier. Certaines sources avaient par ailleurs évoqué qu’il pourrait s’agir de Gilles Devers, le conseil juridique du Polisario. Cette information s’est révélée fausse.


Le fait que le groupuscule de Chaou ait manifestement tenté de surfer sur la mobilisation d’euro-parlementaires influents en faveur du Hirak est un fait acquis, ce qui a semé la confusion de nature à endommager l’esprit de la rencontre. Que d’autres sources ont tenté de porté atteinte à l’organisation de l’événement en supposant qu’il pouvait être à l’origine une initiative de Chaou est tout aussi manifeste, d’autant que l’accusation de séparatisme et de liens avec l’argent sale a été l’alpha et l’omega des accusations portées contre le Hirak, y compris par les enquêtes policières, la justice et certaines officines du renseignement qui alimentent la presse jaune.


DISCLAIMER


Cet article a été remanié en deux temps entre le 13 et le 14 février, suite à une révision consciencieuse de ses sources et aux divers commentaires, remarques et observations reçus par la rédaction, que ce soit sur les réseaux sociaux qu’après un contact direct avec certaines parties prenantes.


La version distordue de l’information relayée initialement par Yabiladi et Le Desk mettant en avant le rôle inexact de Chaou aux dépens de celui des véritables organisateurs a suscité sur les réseaux sociaux un tollé de la part de certains militants rifains et autres sympathisants du Hirak. Leur réaction, légitime sur le fond, interroge cependant sur les rapports avec la presse indépendante qui ne peut souffrir d’une telle mise en doute lorsque des commentaires violents ont accusé Yabiladi et Le Desk de participer sciemment à une manipulation ourdie par l’Etat profond. Les deux médias prouvent tous les jours de leur bonne foi et du sérieux de leur traitement journalistique, sur le sujet du Hirak comme pour tous les autres sujets que nous sommes appelés à traiter. A ce titre, il faut rappeler les risques encourus par les médias qui, tous les jours s’évertuent dans des conditions souvent difficiles, à restituer à leurs lecteurs une information de qualité digne de foi. Nous ne sommes pas à l’abri d’une erreur, voire d’une manipulation, qui lorsqu’elles arrivent nous obligent, par respect justement à nos lecteurs, de la corriger et à nous en excuser. Ce que nous faisons dans ce cas particulier, comme il est arrivé que nous le fassions par le passé. Nous regrettons toutefois qu’au moindre impair, nous soyons, non pas critiqués, c’est la règle, mais que nous soyons ainsi attaqués sur les fondements mêmes de notre engagement.  —  Ali Amar, directeur de la publication.



Revenir au direct