logo du site ledesk
En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
09.09.2020 à 19 H 16 • Mis à jour le 09.09.2020 à 19 H 16
Par et
Presse

Le parquet de Paris réclame un procès en correctionnelle pour Catherine Graciet et Eric Laurent

D'après une information révélée par l'Agence France-Presse (AFP), « le parquet de Paris réclame un procès en correctionnelle contre deux journalistes soupçonnés d’avoir demandé plusieurs millions d’euros à la famille royale du Maroc en 2015 pour ne pas publier un livre embarrassant pour elle », indique-t-on.


Dans son réquisitoire définitif de 26 pages daté de mercredi, dont a eu connaissance l’AFP, le ministère public demande que soient jugés pour « chantage » Eric Laurent et Catherine Graciet. Le parquet demande cependant à ce que les poursuites pour « tentative d’extorsion » soient abandonnées. Les juges d'instruction chargés de cette enquête devront décider de la tenue ou non du procès.


Le 23 juillet 2015, Eric Laurent avait pris attache avec le secrétaire particulier de Mohammed VI. Moins d'un mois plus tard, le même journaliste rencontrait Hicham Naciri, l'avocat du roi, à Paris. Avec Catherine Graciet, Eric Laurent dit préparer un livre sur le Maroc et qu'ils pourraient ne pas le sortir à condition de recevoir 3 millions d'euros.


Pendant ce temps, Hicham Naciri enregistre la conversation et prend immédiatement après contact avec les autorités françaises pour disposer d'une surveillance policière lors des prochaines rencontres. Dans la nuit du 28 au 29 août, les deux journalistes français sont mis en examn pou chantage et extorsion de fonds.


Au coeur du dossier figuraient des enregistrements de ces rendez-vous effectués en cachette par l’émissaire du roi, considérés comme une preuve illégale par la défense mais finalement validés par la Cour de cassation au terme d’une longue bataille procédurale.


« Chacun peut aisément imaginer le camouflet qu’auraient été, pour le roi Mohammed VI, des réquisitions aux fins de non-lieu total qui pourtant s’imposaient. Le délit de chantage n’est pas constitué et nous le démontrerons », ont réagi auprès de l’AFP Me William Bourdon et Bertrand Repolt, avocats d’Eric Laurent.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Par et
Revenir au direct