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19.05.2021 à 02 H 09 • Mis à jour le 19.05.2021 à 12 H 01
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Espagne

Les ministres Podemos sommés de ne pas « provoquer le Maroc »

La Moncloa n'a épargné aucun geste ces dernières heures pour exprimer la gravité de la crise migratoire à la frontière de Ceuta (Sebta) et Melilla, rapporte le site El Confidencial Digital (ECD) qui fait état d’un avertissement transmis par Arancha Gonzalez-Laya, ministre des Affaires étrangères, à son partenaire gouvernemental Podemos, lui signifiant que « l'Espagne court un risque grave si le gouvernement entre dans une provocation avec le Maroc ».


Des sources diplomatiques ont expliqué, selon la même source, que le Maroc traverse une situation économique très délicate précisément à cause de la pandémie du Covid-19, et cela explique pourquoi les arrivées de migrants marocains aux îles Canaries se sont multipliées, par exemple. Mais celles-ci reconnaissent toutefois que « cette dernière crise à Ceuta n'était attendue par personne ».


Si la crise migratoire à Ceuta est décrite déjà ouvertement comme un « problème de sécurité nationale » par Madrid, l’exécutif espagnol espère toujours un retour au calme avec Rabat « par les voies diplomatiques, lorsqu'il sera possible de convaincre le Maroc de contrôler la situation ».


Aussi, pour l’Espagne qui a vient de débloquer 30 millions d’euros d’aide supplémentaire au Maroc pour freiner la pression migratoire, la stratégie de résolution de la crise consiste fondamentalement à « ne pas déranger Rabat ».


Dans ce contexte, Arancha González-Laya a recommandé « un assouplissement de la position espagnole sur le Sahara », position qui est très différente de celle défendue par Podemos.


Des instructions spécifiques ont été adressées aux représentants de Podemos « pour éviter, dans ces moments de tension maximale, d'exiger un référendum au Sahara, de ne pas proposer d'accueillir les dirigeants du Front Polisario et de ne pas accuser Rabat de faire chanter l'Espagne », affirme ECD. L'avertissement est clair : « Plus une provocation au Maroc », alors que la porte-parole de Podemos, Isa Serra, venait, entre autres membres du parti, d’accuser le gouvernement marocain d'utiliser des personnes fuyant « la faim et la violence » pour un « chantage diplomatique ».


Madrid a choisi d'être extrêmement prudent avec le Maroc et cela explique, note la même source, que le ministre de l'Intérieur lui-même, Fernando Grande-Marlaska, « malgré la passivité évidente de la police marocaine à la frontière de Ceuta », a également « évité toute critique et a insisté pour dire (…) que la collaboration est totale ».

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